L’Alzheimer, maladie neurodégénérative, altère progressivement la mémoire, le langage et les facultés cognitives. En France, près de 900 000 personnes en souffrent ; un chiffre appelé à croître avec le vieillissement de la population. Bien que le traitement curatif de cette pathologie demeure inexistant, détecter précocement Alzheimer permet de ralentir sa progression et d’améliorer la qualité de vie des patients et de leurs proches. Voici comment !

Les tests cognitifs

Les tests cognitifs, administrés par des professionnels de la santé, permettent d’évaluer les facultés mentales des patients. Pour détecter alzheimer en quelques minutes, les tests suivants sont les plus recommandés.

  • Le MMSE (Mini Mental State Examination)

Ce test classique comprend 30 questions évaluant l’orientation temporelle et spatiale, la mémoire immédiate et différée, le calcul, le langage et la praxie. Un score inférieur à 24 sur 30 peut indiquer une altération cognitive liée à Alzheimer.

  • Le MoCA (Montreal Cognitive Assessment)

Plus sensible que le MMSE, ce test de 30 questions évalue l’attention, la mémoire, le langage, les fonctions exécutives, la visuoconstruction et l’orientation. Un score inférieur à 26 sur 30 peut indiquer des altérations cognitives.

  • Le test de l’horloge

Il consiste à dessiner une horloge avec les aiguilles indiquant une heure spécifique. Cela permet d’évaluer la mémoire, le langage et d’autres fonctions. Une interprétation incorrecte peut indiquer des altérations cognitives.

  • Le test de l’Ordre de Malte France

Ce test gratuit, rapide et fiable se compose de questions simples et peut être effectué en 15 minutes dans divers lieux. Un score inférieur à 24 sur 30 pourrait suggérer des signes préoccupants d’Alzheimer.

Précisons que ces différents tests offrent des avantages indéniables en étant simples, rapides et peu coûteux. Cependant, ils ne suffisent pas à poser un diagnostic définitif et peuvent être influencés par divers facteurs tels que le niveau d’éducation, la langue ou l’état émotionnel du patient. De plus, dans certains cas, ils ne permettent pas de distinguer Alzheimer d’autres maladies neurodégénératives.

Les examens biologiques 

Les examens biologiques consistent à analyser les échantillons de sang ou de tissu cérébral du patient afin de détecter les biomarqueurs d’Alzheimer. Les plus courants sont :

  • Ponction lombaire

Cet examen invasif prévoit le prélèvement du liquide céphalo-rachidien à l’aide d’une aiguille au niveau de la colonne vertébrale. L’analyse des taux de protéines amyloïdes peut indiquer une forte probabilité d’Alzheimer.

  • Tomographie par émission de positons (TEP)

Cette procédure onéreuse implique l’injection d’un traceur radioactif pour visualiser les plaques amyloïdes dans le cerveau via un scanner. Une présence élevée de ces plaques indique un fort indice de la maladie.

  • Résonance magnétique nucléaire (RMN)

Cette méthode courante utilise un champ magnétique pour visualiser la structure et l’activité cérébrale, révélant des anomalies dans des zones telles que l’hippocampe, suggérant fortement la présence d’Alzheimer.

Retenez que ces examens offrent une précision et une fiabilité accrues pour établir un diagnostic plus définitif et surtout pour différencier l’Alzheimer d’autres maladies neurodégénératives. Cependant, leur caractère invasif, leur coût élevé et leur accessibilité limitée, non remboursée par la sécurité sociale pour des patients, restent des limitations notables.