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La gay pride de Varsovie.
Les défenseurs des droits des homosexuels en Pologne et en, Europe ont mené une manifestation samedi dernier qui se produit annuellement à la même époque, cette année fut marquée par l’idée de lutter contre toutes les formes d’homophobie à travers un pays jugé fort trop catholique par ce même mouvement. Plus de 4000 personnes furent présentes lors de cette manifestation. La plupart des participant portaient des drapeaux aux couleurs de l’arc en ciel, symbole des droits des homosexuels, et avec comme slogan « Aime ton prochain », slogan qui est d’ailleurs une reprise de l’un des commandements de la bible. Ce mouvement avait pour singularité de marquer la différence de traitement entre le reste des pays européens ainsi que la Pologne par rapport au traitement qui est réservé aux homosexuels dans ce pays. Cette manifestations qui a débuté en 2001 vu couverte de mépris politique, notamment depuis les dernières interdictions qu’il y avait eus autrefois, ainsi que les réactions de violence de certains contre manifestants. Ce samedi là, il y eut à peine plus d’une douzaine d’opposants à cette manifestation, dont la plupart d’entre eux font parti des jeunes groupes d’extrême droite. 5 d’entre eux ont fait l’objet d’arrestations d’après le témoignage du porte parole de la police Mariusz Sokolowski.
La communauté homosexuelle de Pologne s’est parfois plainte dans le passé de faire l’objet de nombreuses discriminations qui sont d’ailleurs d’autant plus renforcées que certains hommes politique polonais n’hésitent pas à déclarer leur hostilité par rapport à cette communauté. Pour certains partisans de ce mouvement, il s’agissait de marquer un geste de solidarité avec la communauté homosexuelle polonaise et d’expliquer que les hostilités à l’égard des homosexuels ne concernaient pas uniquement que la Pologne mais aussi de très nombreux pays à travers le monde. Mais la différence qui subsiste avec la Pologne, c’est qu’il y a des gens dans son gouvernement qui entretiennent ce climat de tension dont notamment Giertych, le représentant de la Ligue des Familles Polonaises. Pour Giertych, le phénomène de l’homosexualité menace la mariage ainsi que les familles. Il est d’ailleurs à l’origine d’un projet de loi qui fait une requête auprès du corps enseignant d’arrêter toute propagande homosexuelle ainsi que l’obligation qui lui est faite de devoir arrêter toute forme de violences scolaires, de haine raciale, et de discrimination, ainsi que de pornographie.
Ces projets de loi ont par ailleurs allumé un certain tumulte auprès des responsables de la Commission de Bruxelles qui ont déclaré que de telles mesures ne feraient qu’entraîner la Pologne vers une scission vis à vis du droit européen. Le Conseil de l’Europe a par ailleurs critiqué la mise à sac entreprise par le ministre de l’éducation nationale vis à vis du fonctionnaire Miroslaw Sielatycki, tout simplement parce que celui ci avait retranscris en langue polonaise un ouvrage sur les droits et libertés fondamentales qui contenait un chapitre concernant l’homosexualité.
Au sein de cette manifestation, 12 représentant politiques de 12 pays européens se joignirent aux organisateurs. Parmi eux, on pouvait compter le ministre suédois des affaires étrangères Cecilia Malmstroem, le chef du parti des verts Claudia Roth,...Tout ce soutien provenant de tout le territoire européen montre bien que des progrès sont possibles et qu’il n’est pas l’heure d’abandonner.
Une opinion avait été menée auprès de la population polonaise, 53% d’entre eux considéraient que l’homosexualité était un péché et 58% d’entre eux estiment que les homosexuels ne devraient pas avoir le droit de manifester. Les manifestations de 2004 et de 2005 avaient été interdites part le maire de Varsovie, Lech Kaczynski, qui est de tendance catholique et qui est devenu l’actuel président de la république de Pologne. En 2005, Lech Kaczynski avait proclamé que de telle manifestations outrepassaient la liberté de réunion, car ceci ressemblait plus à de la propagande.
Toutefois, des milliers de personnes sont venues en 2005, cette même année, la Pologne avait été condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Les autorités ont autorisée cette manifestation en 2006 malgré les appels incessants à l’imposition d’un interdiction par le parti de la Ligue des Familles Polonaises.
Entre temps, le siège de la présidence de la ville de Varsovie est passé des mains du parti conservateur du Droit et de la Justice et celles du parti libéral de la PO, dont la présidente actuelle est Hanna Gronkiewicz Wlatz, considérée comme coopérative par les organisateurs de cette manifestation. Tout reste à savoir si ce genre de manifestation aura du succès, et si on peut encore appeler de succès une manifestation dont le nombre de participants a diminué et où la contre manifestation de Giertych a surtout montré que la Pologne restait fermement opposé à ce genre d’événements, malgré les oppositions de la Cour européenne.