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Le Conseil Constitutionnel de Pologne, qui avait en charge l’examen du contrôle de constitutionnalité de la loi dite de lustration, qui a été votée en octobre 2006, et qui concerne dorénavant plus de 700000 polonais, tel que des journalistes, des avocats, des diplomates et des dirigeants de grandes sociétés d’état, les obligeant à devoir porter serment sur le fait que ces personnes n’auraient jamais collaboré avec l’ancienne police secrète soviétique, vient de mettre fin à cette loi. Le Conseil Constitutionnel a tout simplement stipulé que le gouvernement de Pologne ne pouvait pas imposer ce genre de déclaration et encore moins publier une liste où figureraient les noms des anciens collaborateurs.
Le président de la République de Pologne a répondu à son tour que le dossier de la loi de la lustration n’était pas bouclé et c’est son frère, le premier ministre de la Pologne, Jaroslaw Kaczynski, qui a annoncé que les juges du tribunal constitutionnel pourraient faire l’objet de poursuites s’il s’avère que leur décision n’a pas été prise sur des bases légales.