|
|
|||||||||||
Une autre crise menace la stabilité du gouvernement polonais après l’échec de la tentative de réforme constitutionnelle de vendredi dernier. Le parti de Droit et de la Justice avait essayé d’apporter une réforme concernant une interdiction totale d’avortement. Toute cette action politique est en train de menacer la politique du gouvernement de Kaczynski et son parti risque de se diviser.
Le porte parole de la Sejm, Marek Jurek, avait présenté sa démission samedi dernier afin de protester contre le résultat du vote mais aussi parce qu’il aurait fait l’objet d’insultes lors d’une réunion du parti du PiS juste après ce vote, mais en outre, parce qu’il a aussi estimé que ce parti politique ne laisse pas de place pour différentes opinions politiques.
Plus de 10 membres parlementaires ont quitté le Parlement, dont Artur Zawisza et Marian Pilka, et il n’ a fallu pas beaucoup de temps pour que la presse polonaise estime qu’ils risquent bien de former un autre parti politique, ce qui risque d’affaiblir la coalition PiS/Samoobrona/LPR, qui du même coup va perdre sa majorité parlementaire.
La constitution polonaise peut être amendée uniquement si les deux tiers des votes parlementaires de la chambre de la Sejm se prononcent en faveur des amendements proposés. La coalition actuelle savait qu’elle ne disposait pas assez suffisamment de votes pour cette réforme constitutionnelle et que son but était d’imposer à travers le PiS une certaine vision de la Quatrième République de Pologne.
L’amendement qui a fait échec avait été proposé par un des partis de la coalition, celui des Familles Polonaises, le premier ministre n’y était pas très favorable, et c’est pour cela qu’il a prié le porte parole Jurek de prendre sur ses épaules la responsabilité de convaincre les députés du PiS de voter cet amendement. D’après les résultats, ceux sont 94 députés du PiS qui se sont abstenus de voter.
Dimanche dernier, le premier ministre Kaczynski s’est entretenu avec Marek Jurek, mais tous les informations concernant cette rencontre n’ont pas encore été communiqués à la presse polonaise.