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D’après le journal polonais « Dziennik », le gouvernement de la coalition serait en train de préparer deux projets d’amendements visant à créer des effets de lutte contre les traces du communisme en Pologne. Désormais, les anciens agents de la police secrète soviétique ainsi que les anciens agents des services spéciaux se verront privés de retraites. Il est d’ailleurs d’autant plus certain que le PiS va faire voter cette loi que les anciens communistes ainsi que le parti de l’Alliance Démocratique de Gauche vont faire appel auprès du tribunal constitutionnel pour juger de la validité d’une telle loi. Toutefois, le PiS a été un peu plus prévoyant cette fois-ci, et il a préparé quelques petits changements constitutionnels en matière de peine pénale vis à vis des anciens agents communistes.
L’un des plus fidèles serviteur du premier ministre Jaroslaw Kaczynski, Przemyslaw Gosiewski, est en train de superviser personnellement l’élaboration de ces nouveaux projets de loi. Les équipes juridiques sont d’ailleurs en train de jouer sur les mots pour faire en sorte que leur projet ne soit pas déclaré comme inconstitutionnel. Les projets de loi prévoient en effet de diminuer les pensions de retraite pour les anciens agents des services spéciaux communistes ainsi que pour les anciens agents de la police secrète communiste soviétique. En outre, il s’agît aussi de contraindre les anciens agents des services spéciaux à ne plus pouvoir occuper de place au sein de la fonction publique polonaise.
Néanmoins, à travers ce grand projet de réformes, tant à la fois constitutionnelle que législatif, le PiS doit recevoir une forte aide de la part de son principal rival politique, c’est à dire la Plate-forme Civile. L’un des représentants de la PO, Pawel Gras, a ordonné au PiS d’exposer en premier ressort les réformes envisagées, puis les représentants de la PO se détermineront dessus. Pour ce qui est de l’Alliance Démocratique de Gauche, il est bien évident que l’opposition la plus formelle ne représentera pas une grande surprise étant donné que la plupart des membres de ce parti furent des anciens fonctionnaires sous l’emprise du régime soviétique.
A cet acte de la part du Gouvernement, s’opposent deux thèses en présence. La première thèse expose que cet engagement de la part du PiS ne sert que de revanche, tandis que la seconde thèse explique que cette position est importante pour plusieurs raisons. D’une part, il serait compréhensible que des gens qui ont travaillé contre les intérêts du peuple polonais ne soient pas titulaires du versement de grandes pensions de retraite qui proviendraient des contribuables qui par le passé ont souffert à cause de ces personnes. D’autre part, il y a eut de fortes injustices qui auraient été commises dans le passé par certaines personnes, et il serait dorénavant normal que le gouvernement marque une scission avec le passé et reconnaisse l’existence de certaines injustices.