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Le parti politique au pouvoir, le PiS, planifie de bannir toute forme de pornographie et il est fort probable que le Gouvernement obtienne l’appui du Parlement sur cette question. La directrice en chef de la publication des nouvelles règles législatives sur la pornographie, Marian Pilka, a présenté son projet en défendant l’idée de bannir toute forme de pornographie sur le territoire polonais. Désormais, posséder des documents pornographiques ou bien en vendre sera considéré comme une infraction assortie d’une peine d’emprisonnement. En effet, pour Marian Pilka, la pornographie est un phénomène outrageant qui détruit la dignité humaine.
Cette interdiction concerne tous les médias, c’est à dire les chaînes télévisées, les journaux, internet qui au passage risque de présenter quelques difficultés pour être réglementé, et cette restriction entraînera de lourdes peines pour les adultes qui voudront accéder à un document pornographique, tel qu’un film. Toute personne qui se fera attrapée en train de lire un magazine pornographique (dans le tramways par exemple) pourra être condamnée à une année d’emprisonnement. Vendre un magazine pornographique sera assorti d’une peine de deux années d’emprisonnement. De nos jours, la loi polonaise se contente de punir les personnes qui auraient vendu un document pornographique à des mineurs âgés de moins de 16 ans.
En outre, concernant la réglementation sur internet, si le gouvernement commençait à prendre toute une série de mesure contre des sites étrangers présentant un tel contenu, cela pourrait aussi représenter une atteinte à la liberté de communication pour les polonais vivant en Pologne.
La question la plus importante, c’est de pouvoir connaître les critères de qualification de la pornographie. A la question posée au représentant du PiS, Tadeusz Cymanski, de pouvoir décrire ce que son parti détermine comme de la pornographie, celui-ci a répondu qu’un comité parlementaire aurait la charge d’étudier et d’établir une liste des actes considérés comme de la pornographie.
Le projet de loi sera soumis à la Sejm dans deux semaines.