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Le premier ministre polonais a estimé que le porte parole de la Sejm, Marek Jurek, serait personnellement responsable pour essayer de rassembler les deux tiers de la majorité des députés nécessaire afin d’amender la constitution en ce qui concerne une restriction définitive en matière d’avortement. En effet, Marek Jurek a lui même affirmé auprès du parti de Droit et de la Justice qu’il était absolument en faveur de la défense du droit à la vie et au maintien de la protection de ce droit. Il a part ailleurs aussi affirmé qu’il a été autorisé à superviser les travaux d’ébauche du projet d’amendement de la Sejm vis à vis de la constitution. Un comité parlementaire extraordinaire ( à la différence des sessions ordinaires ) est en train d’élaborer ce projet d’amendement. Le 2 mars 2007, celui ci a donné son feu vert en ce qui concerne un amendement qui affecterait l’article 30 de la constitution polonaise, à savoir que toute personne disposerait d’un droit inaliénable à la vie à partir du moment où « celle-ci aurait été conçue ». L’opposition politique de la Plate-forme Civile a engagé ses députés à ne pas soutenir un tel projet. Ce parti considère qu’en matière d’avortement et de protection à la vie, il n’est pas question de détruire les règles législatives qui ont fait l’objet d’un long travail et contrat social.
De même, de tels changements ne peuvent être possibles que s’ils reçoivent l’appui de 307 députés. Rassembler une telle majorité est très peu probable parce que la plupart des parlementaires ne sont pas favorables à de tels amendements mais aussi parce que la Pologne est reconnue comme l’un des pays qui applique les restrictions les plus sévères en matière de lois sur l’avortement. Autre contraste toutefois, la Pologne est actuellement le pays qui enregistre le taux de natalité le plus faible d’Europe. Déjà que les députés de l’ alliance Démocratique de Gauche et de la Plate-forme civile sont opposés à un tel projet d’amendement, il ne faut pas non plus compter sur tous les députés du parti du Droit et de la Justice qui restent partagés sur la question.. De même, Samoobrona se demande s’il devient raisonnable d’imposer de telles restrictions.
Derrière cette affaire, le porte parole de la Sejm a engagé sa propre carrière personnelle, il aurait en effet proposé de démissionner si un tel projet constituant à faire obstacle à l’avortement n’avait pas lieu. Il ne faut pas oublier que Jurek appartient à l’ Union Nationale Chrétienne (ZchN) et qu’il s’est toujours opposé à l’avortement. Néanmoins, cette affaire pourrait avoir des conséquences pour sa carrière.