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Le premier ministre polonais, Jaroslaw Kaczynski, vient de publiquement sanctionner lundi dernier le vice premier ministre et dirigeant du parti du parti de la Ligue des Familles Polonaises, Roman Giertych, car celui-ci a tenu un discours outrageant en ce qui concerne l’avortement et l’homosexualité lors de sa visite en Allemagne.
A Heidelburg, Giertych, qui est aussi le ministre de l’éducation Nationale, a déclaré que l’avortement devait être condamné sur le territoire européen et a aussi exprimé sa colère contre ce qu’il appelle la propagande homosexuelle.
Pour le premier ministre, Giertych est allé trop loin, et il l’a donc sanctionné au niveau de ses fonctions gouvernementales. Il ne s’agît pas pour autant de demander la démission de Giertych du gouvernement, bien que l’opposition politique soit en ce moment en train de la réclamer. Le premier ministre ne juge pas bon de le faire renvoyer ou démissionner du gouvernement afin de ne pas fragiliser la coalition. Avant d’en arriver à ce genre de mesure, il faudrait que Giertych ai franchi des frontières extrêmes, comme l’a avoué Jaroslaw Kaczynski.
Kaczynski a aussi rejeté une proposition de loi qui rendrait les conditions d’avortement encore plus strictes. Il considère que ce projet est un peu irréaliste dans la mesure où il s’agirait ici d’instaurer une mesure constitutionnelle qui radicaliserait les lois anti-avortement.
Durant une autre conférence de presse, Giertych a demandé de justifier sur quels termes utilisés par ce dernier la sanction allait jouer contre lui. Il a minimisé la signification de ses commentaires, car il sait que tout le monde au sein de la coalition connaît ses points de vue. L’avortement est seulement autorisé en Pologne en cas de viol, inceste, grossesse dangereuse ou malformation du foetus. La sanction pénale peut être de deux années d’emprisonnement. Lorsque la commission parlementaire de la semaine dernière a présenté son projet visant à inclure les termes « droit à la vie lors de la conception » dans la constitution, cela fut fait en vue d’empêcher une plus grande libéralisation des lois sur l’avortement. Cela signifie donc que cet amendement n’apporterait pas de changement majeur au droit, si ce n’est qu’il l’empêcherait de se développer dans un certain sens. Toutefois, pour qu’un amendement à portée constitutionnelle soit voté et inséré dans la constitution, il faut l’accord de la majorité des deux tiers des parlementaires.