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Un article a précédemment évoqué les faits. Un groupe d’allemands appartenant à la Société des Réclamations de la Prusse vient de porter plainte auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme afin de pouvoir être dédommagé et se voir restituer les propriétés privées à partir desquelles des allemands avaient été expulsés juste après la seconde guerre mondiale.
Ce groupe prétend que les droits de l’Homme ont été violés, dont celui de la propriété lorsque les terres de l’Allemagne Orientale devinrent des possessions de l’Etat polonais, mais aussi lorsque ces allemands ont été expulsés hors de chez eux.
Ce groupe représente à l’heure actuelle plus de 1000 personnes, ce qui reste un petit nombre comparé aux 2,5 millions d’allemands qui ont été expulsés de Pologne juste après la seconde guerre mondiale, et parmi les membres de cette association, seulement 22 portent plainte.
Cela ne peut que rendre encore plus difficile les relations internationales entre la Pologne et l’Allemagne. Cette plainte trouve son origine dans les changements territoriaux organisés par les vainqueurs de la deuxième guerre mondiale, c’est à dire les États Unis d’Amérique, la Grande Bretagne et l’Union soviétique. Les accords lors de la conférence de Potsdam ont céder de nombreux territoires allemands à la Pologne, ce qui a eut pour conséquence le départ forcé de nombreux allemands. En outre, une grande partie de la Pologne orientale a été cédée à l’Union Soviétique lors de ces accords.
De même, une commission germanico-polonaise avait décrété que toute demande de restitution de la propriété privée de la part d’allemands vis à vis de l’Etat polonais n’avait pas de base légale.
. Une autre association représentative des populations expulsées des terres européennes orientales, la Fédération des Expulsés a émis son opposition vis à vis de l’action de la Société des réclamations de Prusse. La présidente de ce groupe, Erika Steinback, avait elle même déclaré que son association différait de plus d’une centaine de points de vue vis à vis de l’ Association des Réclamations de Prusse.
Même si l’analyse tend à montrer que les demandeurs n’ont aucune chance de pouvoir gagner leur procès, cette affaire est perçue comme un véritable anachronisme en Pologne.
Le premier ministre polonais a été plus direct à l’égard du gouvernement allemand qu’il a critiqué comme incapable de faire face à de telles réclamations et ce en dépit de l’existence d’un traité qui permet de s’en prémunir.