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La Pologne a adopté le 6 septembre 2006 un nouveau système de régulation des marchés financiers. D’après la Loi Polonaise sur le Contrôle des Finances Polonaises, datant du 21 juillet 2006, le contrôle des marchés financiers sera effectué par une autorité plus simple, le Conseil Supérieur des Finances, KNF, (Komisja Nadzoru Finansowego).
Le KNF remplace certains organes : le Conseil Supérieur des fonds de pensions et des assurances, la Commission de Sécurité et des Transactions Financières, et le Conseil Supérieur Bancaire.
La formation du KNF est collégiale, dotée d’un président nommé par le premier ministre pour un mandat de cinq années. Le KNF sera dirigé par le premier ministre qui sera à même de contrôler si ses rapports annuels sont exécutés.
Les fonctions du Conseil Supérieur des Finances sera de contrôler les activités bancaires, les évolutions des capitaux sociaux des entreprises, ainsi que les devises et de vérifier que tous les champs provenant des textes de loi en la matière soient appliqués.
De cette façon, la Pologne tient à se prémunir d’un système de contrôle financier consolidant les nouvelles tendances économiques. D’après une enquête conduite par la Banque Mondiale en 2002, 46 pays avaient déjà consolidé leurs organes de contrôle financier par des changements nationaux et globaux au niveau de leur marché financier. Cette évolution est mondiale, elle vise à prendre en compte le constant recul des barrières économiques, les progrès des hautes technologies dont celles de communication, l’accroissement de la compétition ayant estompé certains marchés financiers.
Théoriquement, ce Conseil Supérieur des Finances devrait être un organe indépendant exerçant certains pouvoirs sur les marchés financiers de manière parfaitement autonome. Toutefois, ces changements ne se font pas sans quelques points moins positifs, comme par exemple le fait de vouloir balayer de la scène des finances Leszek Balcerowicz, l’un des auteurs de la nouvelle économie polonaise ayant des résultats plutôt brillants, notamment, en ce qui concerne la mutation d’une économie socialiste vers une économie plus libérale, mais aussi en tant que président du Conseil Supérieur Bancaire ainsi qu’en tant que gardien de la véritable indépendance du marché bancaire.
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