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Le président directeur général du groupe PKN Orlen, Maciej Mataczynski, vient de se plaindre de pressions faites de la part de manoeuvres de la part du Trésor Public afin de mettre à sac le président du conseil d’administration de la société, Igor Chalupec.
Mataczynski défend la présidence de Chalupec en raison du fait que celui-ci a largement permis de contribuer à l’acquisition du groupe lituanien de raffinage Mazeikiu.
Il a aussi rappelé que Chalupec fut aussi l’un des derniers présidents à s’opposer à la démission de tout le conseil d’administration.
D’après un analyste de la Deutsche Bank, Gergely Varkonyi, le risque que la démission de Chalupec soit demandée fut prévisible depuis longtemps, bien qu’on puisse penser que ce risque allait en diminuant au fil des différentes prouesses de gestion dont fit preuve Chalupec qui ont permis à la sociétés d’enregistrer de très bons résultats. Cet analyste estime que le Trésor Public polonais a compris que la plupart des détenteurs d’actions de ce groupe (qui représentent 70% du poids des parts sociales de la société, soit aussi 70% de poids politique) apprécient le travail de Chalupec. D’ailleurs, lors des prochains votes, Chalupec pourrait facilement l’emporter. Néanmoins, l’un des problèmes des capitaux partagés entre propriété privée et propriété du domaine public est que les dirigeants de ce genre de société doivent accepter les risques de l’interventionnisme public. Dans cette société, l’état polonais détient 28% des actions, mais il conserve un pouvoir total dans le choix des dirigeants de cette société. Du point de vue des marchés, cette gestion est très favorable. Si Chalupec venait à devoir quitter son poste, cela pourrait engendrer des effets négatifs. L’analyste Gergely Varkonyi pense que si Chalupec devait quitter son poste et que d’autres en feraient de même dans un mouvement de protestation, cela pourrait amener les investisseurs à se détourner des actions du groupe, même si celles ci paraissent assez solides.
Selon un analyste du groupe PEKAO, Maciej Wiewiórski, cela signifie de mauvaises nouvelles. Bien que le départ de Chalupec fut auparavant l’objet de nombreuses rumeurs, il n’en demeure pas moins dorénavant surprenant. Les investisseurs apprécient largement les performances de Chalupec, et une majorité d’entre eux le soutiennent sur le marché, notamment le président de la société. Il devrait continuer à conserver certaines de ses prérogatives, cela n’est pas bon de changer les dirigeants pour de seules raisons politiques.