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Lors d’une rencontre entre le premier ministre britannique, Tony Blair, et le président polonais, Lech Kaczynski, le président polonais aurait lui même dit que de nombreux polonais seraient venus « se la couler douce » depuis que la Grande Bretagne a ouvert ses portes aux travailleurs provenant de Pologne et de neuf autres pays anciennement communistes.
Blair a part ailleurs reconnu que des difficultés survenaient dans certaines zones depuis l’arrivée de des dizaines de milliers de travailleurs en provenance d’ Europe Centrale, notamment à partir du moment où l’Europe venait juste de s’élargir de 15 à 25 États, il y a de cela plus de deux années et demie.
Kaczynski a aussi exprimé sa gratitude quant à l’ouverture du marché de l’emploi britannique à l’égard des nouveaux pays européens. Seules la Suède et l’ Irlande en ont fait de même en mai 2004, les autres pays de l’espace communautaire européen s’en tenant à des limites de transition. Cela ne l’a pas empêché d’ajouter que certaines personnes auraient naturellement un poil dans la main, mais recherchant de meilleures conditions de vie, elles auraient alors pointé vers d’autres pays plus confortables. La Grande Bretagne serait devenue une destination des plus prisées pour de tels individus, et la Pologne ne tient pas à se dérober de ses responsabilités vis à vis d’ eux, comme a bien précisé Kaczynski « nous devons faire attention à l’existence de tels problèmes ».
Les propos du président ont aussi expliqué que l’une des raisons démontrant que si une telle main d’oeuvre pouvait représenter des prestations de très bonne qualité et à faible coût, cela proviendrait des différences salariales entre les revenus britanniques et les revenus polonais. Néanmoins, le président nuance ses propos. Ces mêmes personnes sont souvent inscrites sur les registres du chômage en Pologne, le taux excessivement important de ce même chômage les poussant aussi à quitter le pays, accompagné du fait que aller vivre à l’étranger leur procure une certaine fiction, cela ne peut que contribuer à rendre leur situation en Grande Bretagne plus que confortable.
Durant cette rencontre, les deux responsables politiques ont aussi mis au point certaines mesures en matière de politique énergétique, point fondamental en Europe, notamment depuis l’interruption des approvisionnements de la Russie à des coûts qui la mettait à l’ écart vis à vis de l’ Ukraine.
Tony Blair a d’ailleurs appuyé le discours du président polonais sur ce point car la politique énergétique ainsi que l’approvisionnement en la matière deviendra un point aussi fondamental pour l’Europe.
Tony Blair précisa « d’ici les prochaines décennies, la sécurité en matière énergétique deviendra tout aussi fondamentale que l’est la sécurité de la défense des États »