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A Bruxelles, des responsables européens ont fait connaître leur inquiétude face à le remaniementpolitique polonais. S’exprimant sous le sceau de l’anonymat, des diplomates et des membres de la Commission européenne ont dit craindre qu’avec l’entrée au gouvernement de la Ligue des familles, la Pologne ne devienne un partenaire de négociations moins coopératif.
"Nos espoirs sont entre les mains du premier ministre Marcinkiewicz, qui a montré qu’il était un dirigeant responsable lors du sommet européen de décembre dernier, où il a contribué à la conclusion d’un accord sur le budget à long terme [de l’UE]", a déclaré un responsable de l’exécutif européen. "Nous espérons qu’il ne laissera pas détourner la Pologne du chemin européen", a ajouté ce responsable, soulignant que la récente démission du chef de la diplomatie polonaise, Stefan Meller, pro-européen et mécontent de l’alliance avec les nationalistes, avait déjà suscité des inquiétudes parmi les Vingt-Cinq.