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La commission parlementaire d’investigation sur la régularisation de la privatisation du secteur bancaire a commencé son travail en mettant en place une procédure de vote concernant une résolution visant à destituer le président de la Banque Nationale Polonaise, Leszek Balcerowicz, de ses fonctions.
La commission parlementaire a rejeté cette résolution avec 9 voies contre, une voie pour, et une abstention. C’est le vice président de la commission parlementaire, Szymon Pawlowski, provenant du parti de la Ligue des Familles Polonaises, qui est à l’origine de cette résolution.
Le président de la commission, Artur Zawisza, lors de l’audience télévisée inaugurant cette commission, a dit que celle-ci devait examiner en détail des dons qui auraient été affectés au CASE (Centrum Analiz Spoleczno Ekonomicznych) jugés comme servant de réserves monétaires douteuses, et actuellement gérés par la femme de Balcerowicz. Le but est bien de prouver qu’il y a un conflit d’intérêts entre le fait que Balcerowicz soit hautement influençable en ce qui concerne la régulation du secteur monétaire et les contributions financières effectuées à la CASE sous forme de donations ayant pour but d’aider le secteur privé.
Ce processus ressemble d’avantage à une chasse aux sorcières effectuée par des gens accusant le président de la Banque Nationale Polonaise d’avoir liquidé le secteur bancaire polonais pour les intérêts étrangers. Ces arguments sonnent en partie d’autant plus vrais que ce secteur est actuellement dominé par les banques étrangères qui ont rapatrié à l’étranger des milliards de zlotys.
De même, on peut aussi observer le fait que la Commission Supervisant le Secteur Bancaire (KNB) ne fait pas suffisamment d’effort afin d’encourager la concurrence dans ce secteur. Dans plusieurs affaires, on voit que les intérêts sur les taux honoraires des banques sont assez élevés à cause d’un manque de compétition. Les banques polonaises ont souvent des charges et frais bancaires qui pourraient paraître comme incroyables dans les économies de marché de l’Europe occidentale. Il est difficile de penser qu’une forte concurrence s’exerce entre les banques polonaises lorsque celles-ci gagnent des milliards tandis que des clients qui disposeraient d’une centaine de zlotys sur un compte se verraient déjà amputés d’un taux négatif. En Pologne, il faut considérer qu’il est parfois plus avantageux de conserver soit même ses propres économies plutôt que de les placer à la banque.
D’autres personnes témoignent plutôt de la parfaite intégrité de Balcerowicz. Néanmoins, ses réformes de libre marché datant du début des années 1990 ont laissé des souvenirs douloureux dans une grande partie de la population polonaise.
En ce qui concerne la fondation CASE, celle-ci opère sur un petit budget et est principalement financée par les marchés libres. Une simple enquête sur cette fondation pourrait dissiper de telles accusations.
En outre, la commission va commencer des enquêtes en ce qui concerne la régularisation et la privatisation du secteur bancaire entre les années 1989 et 2006.