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Les premières tombes de polonais qui ont été assassinés par le NKVD (qui sera renommé plus tard en KGB) en 1940 ont été mises à jour à Bykovnya, près de Kiev. D’après un témoignage de Andrzej Przewoźnik, secrétaire auprès du Conseil de la Lutte et de la Protection de la Mémoire des Martyres, « Nous avons retrouvé des objets qui confirment qu’il y avait les dépouilles de polonais, il y a des morceaux d’uniformes polonais, tel que des bottes de l’armée, boutons, pendentif, et mêmes des objets avec le nom des personnes assassinées ».
Le travail d’exhumation, entrepris par une douzaine de spécialiste sous les ordres du professeur Andrzej Kola, ont commencé mi juillet afin de continuer des recherches qui avaient été effectuées en octobre et novembre 2001. Une équipe ukrainienne participe aussi au projet.
Bykovnya a été le dernier endroit pour un nombre inconnu d’officiers de l’armée polonaise, de gardiens de la paix et d’agents du gouvernement. Ceux-ci ne sont pas inclus dans la liste ukrainienne de Katyn, répertoriant les noms des 3435 personnes qui ont été emprisonnées à Kiev, Kharkov et Kherson.
Au cours du printemps 1940, les troupes du NKVD, sous un ordre du gouvernement soviétique, ont assassiné 22000 officiers de l’armée polonaise et civils, dont 15000 étaient des prisonniers des camps de Kozelsk, Starobelsk et Ostashkov. Le NKVD effectua les exécutions à Katyn, Kharkov et Tver. En 2000, trois cimetières militaires commémoratifs à la mémoire des victimes de ces crimes ont ouvert à Katyn, Kharkov et Mednoye près de Tver. Un autre cimetière à la mémoire des victimes polonaises ouvrira probablement à Bykovnya.