|
|
||
En matière d’hypocrisie et de mensonge dans les médias russes, on ne peut nullement ignorer ni écarter les méthodes dignes de l’ancienne époque communo – soviétique pratiquée à l’heure actuelle par le gouvernement russe. En matière de complicité et de désinformation, de très nombreux médias francophones ont repris le relais, se basant sur les informations filtrées et délicatement choisies par ces mêmes autorités russes, ainsi que par de nombreuses antennes européennes nostalgiques de la vielle époque stalinienne surfant sur la vague brun – rouge, et autres adeptes intellectuellement limités de la théorie du complot mondial, qui avaient pris le relais.
Le Premier ministre de la Pologne, Donald Tusk, commence à s’impatienter, puisque depuis avril dernier, les autorités russes ont fait preuve de la plus mauvaise foi en matière de communication de pièces informatives concernant « l’accident » du 10 avril dernier près de la base militaire de Smoleńsk où l’ancien président de la République de Pologne, Lech Kaczyński, a trouvé la mort. Donald Tusk a donc aussi exigé que la Russie justifie de tels retards en ce qui concerne la communication de pièces à conviction à l’égard des enquêtes à mener. mip201008cpgrdk
Donald Tusk est donc allé demander au ministre polonais de l’intérieur, et actuel responsable de la commission d’enquête concernant la tragédie de Smoleńsk, Jerzy Miller, de faire savoir aux autorités russes ce que la Pologne attendait officiellement en terme de documents qui sont d’autant plus fondamentaux qu’ils devraient permettent d’identifier les causes de l’accident. Donald Tusk : « Nous exigeons des explications sur les raisons qui ont conduit les autorités russes à prendre des délais extrêmement longs en ce qui concerne la communication de pièces à conviction. » Le Premier ministre polonais devrait par ailleurs s’entretenir avec les dirigeants du gouvernement russe, voir même avec le Président de la Russie si cela s’avérerait nécessaire.