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Les autorités de la ville de Varsovie viennent de déposer plainte auprès du Conseil Constitutionnel polonais afin que ce denier examine une loi fiscale qui consiste à ce que l’administration de la capitale doive rembourser un certain montant des fonds attribués pour que ces derniers puissent être réinvestis et redistribués auprès des régions les plus défavorisées.
Les conseillers municipaux de la ville de Varsovie ont ainsi décidé unanimement de solliciter l’examen du Conseil Constitutionnel en se fondant sur le fait qu’une telle loi visait à vider les ressources financières de la ville d’après un calcul non justifié. Le directeur du cabinet de la présidente de la ville, Jarosław Jóźwiak, a expliqué que la capitale polonaise, ainsi que l’ensemble des institutions dont elle a la charge et des prérogatives qui lui sont imposées, contribuent à ce qu’elle n’ai d’autre choix que de devoir disposer du montant actuel de ses propres fonds. Sans chercher à remettre en cause le principe de solidarité puisqu’il est évident que les administrations les plus riches se doivent d’aider celles qui bénéficient de moins de recettes budgétaires, il apparaît tout de même nécessaire de repenser le système de calcul de la taxe qui lui est imposée vis à vis de la loi mise en examen auprès du Conseil Constitutionnel. D’après les estimations faites cette année, la somme que devrait verser la commune de Varsovie représente des apports nettement suffisants pour construire l’équivalent d’un pont, voir même deux. mip201003cpgrdk
La taxe en question a été créée en 2003, et celle-ci fait en ce moment l’objet de polémiques puisque son calcul repose sur des taux datant de deux années, contribuant d’un certain côté à octroyer des sommes moins importantes aux différents voïvodes. Ce contraste saisissant entre la nécessité de la ville de Varsovie de vouloir préserver ses fonds et une demande croissante de certains régions défavorisées s’explique en partie par le passage de la crise économique.