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Comme l’a annoncé le ministre des finances, Stanislaw Kluza, « nous sommes en train de restructurer les finances publiques afin de pouvoir permettre à la Pologne d’être en conformité avec les critères de Maastricht et rejoindre ainsi la zone euro en 2009 ».
Selon le traité de Maastricht, tous les Etats membres de l’Union Européenne doivent rejoindre l’Union monétaire. Seuls le Danemark ainsi que le Royaume Unis sont en mesure de pouvoir conserver leurs monnaies. Selon les conditions fixant l’adhésion à ce traité, la Pologne a l’obligation de rejoindre cette zone. Comme les autres Etats membres, cela requiert des conditions spéciales. La dette des finances publiques ne peut pas dépasser 60% du produit Intérieur brut et le déficit budgétaire ne peut pas dépasser 3% du produit Intérieur brut. En outre, le taux d’inflation ne pas dépasser de 1,5% la moyenne des taux d’inflation des trois pays de l’Union Européenne qui ont les taux d’inflation les moins importants. Enfin, les taux d’intérêts sur le long terme ne peuvent pas dépasser de 2% ceux qui sont fixés par l’Union Européenne.
La déclaration du ministre des finances publiques visant à intégrer la zone euro ne présente aucune surprise et est vue de manière positive sur les marchés financiers, fortifiant ainsi le zloty et mettant à jour les dettes des factures du Trésor Public. Il y a cependant des rapports attestant des complications au sein de l’Europe centrale en ce qui concerne cette intégration de ces pays au sein de la zone euro. En effet, le président de la Banque Centrale de Hongrie, Zsigmont Jarai, vient de juger la politique hongroise d’intégration de ce pays à la zone euro pour 2010 comme irréaliste. Il a ouvertement critiqué le programme de réforme accepté par le parlement, exprimant par l’un de ses rapports que cela va entraîner une augmentation de l’inflation avec des stabilisations budgétaires temporelles.
La situation est la même en République Tchèque où les réformes n’ont pas été finies à cause d’une augmentation des dépenses sociales engendrées par une campagne électorale, celle-ci a fait dépasser le déficit du budget prévisionnel à 5% du produit Intérieur brut.
Des analystes s’attendent à voir apparaître des problèmes en Slovaquie qui jusqu’à présent avait perçu de manière significative et positive cette intégration au sein de la zone euro d’ici 2009. Le parti social démocrate Smer, qui a gagné les élections en juin dernier, a déjà annoncé son intention de réformer son système fiscal tandis que celui-ci avoue un certain scepticisme de cette intégration au sein de la zone euro.
Le ministre des finances publiques, Kluza, semble bien avoir pris en compte que les pays avoisinants la Pologne connaissent des problèmes similaires, mais celui-ci se refuse de donner une date exacte en ce qui concerne l’intégration au sein de la zone euro, mais concentre ses objectifs sur l’union monétaire. Toutefois, d’après les déclarations des précédentes élections parlementaires et déclarations faites par le parti de Jarosław Kaczyński, il ne serait pas impossible de voir la Pologne intégrer l’union monétaire qu’en 2020.