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Á un moment où les États Unis d’Amérique semblent vouloir remettre en cause l’installation du bouclier antimissile sur le sol européen, en particulier en installant une dizaine de bases d’intercepteurs de missiles en Pologne et un radar en République Tchèque, les autorités polonaises sembleraient insister pour que les américains accomplissent les accords qui avaient été conclus sous l’administration de l’ancien président américain Bush .
Le ministre polonais des affaires étrangères, Radosław Sikorski, a fait savoir lors du sommet européen de Bruxelles au cours de la semaine dernière que la Pologne s’attend à ne pas être déçue vis à vis des États Unis d’Amérique. La Russie continue pour sa part d’être outrée par le projet de bouclier antimissile américain, qui a certes été qualifié par l’administration du président Bush de mesure de défense à l’égard de certains pays comme l’Iran. Ce bouclier reste toute de même perçu comme une offensive envers la sécurité de la Russie. Par contre, les autorités russes sont plutôt satisfaites à l’idée que ce projet soit remis en cause par Barack Obama. mip200903cpgrdk
Le ministre polonais des affaires étrangère a tout de même fait part de son inquiétude vis à vis du comportement de certains généraux russes et du président russe lui même qui continuent de menacer la Pologne avec le déploiement de missiles nucléaires. Par ailleurs, la porte-parole du congrès américain et qui devrait prochainement devenir la nouvelle vice secrétaire d’État américaine à la sécurité internationale et au contrôle de l’armement sous la nouvelle administration de Obama, c’est à dire Ellen Tauscher , a fait savoir qu’il importait plus de prendre en compte la menace du déploiement des missiles à courte et moyenne portée. Il serait donc nécessaire de réévaluer les risques, et pour l’instant il n’existe aucun élément qui permettent de confirmer que le bouclier antimissile ne devrait pas être installé. Ce bouclier va devenir d’autant plus nécessaire que les États Unis d’Amérique doivent aussi protéger leurs forces armées ainsi que leurs alliés au sud de l’Europe. Plusieurs tests seront nécessaires, et il serrait aussi possible de plancher sur un système de défense à longue portée et de le compléter par la suite avec tout un réseau comprenant plusieurs systèmes de protection disponibles à tous les alliés.
Afin de montrer son opposition, la Russie s’est permise de déployer tout un convoi de plusieurs véhicules militaires, ayant à leur bord des missiles Iskander, et elle a fait savoir qu’il lui était à tout moment possible de faire stationner les dits véhicules le long de la frontière polonaise. En effet, la Russie considère que le système antimissile, qui a été conclu entre les États Unis d’Amérique, la Pologne et la République Tchèque, et en particulier le système des dix intercepteurs de missile, comme une menace pour sa propre sécurité, bien que l’administration américaine ai toujours contesté cette version et expliqué qu’il s’agissait de se protéger de l’Iran. La Russie avait déjà auparavant menacé de déployer ces missiles Iskander à Kaliningrad, une enclave russe localisée au cœur de l’Union Européenne et de l’OTAN, et ce si les États Unis d’Amérique ne se retiraient pas de ce projet de bouclier antimissile. mip200903cpgrdk
La tension s’était apaisée depuis que le nouveau président américain Obama avait décidé de revoir la possibilité d’installer ce bouclier antimissile en fonction de la situation économique actuelle. Le président Obama a effectivement envoyé une lettre auprès des autorités russes, en leur signalant qu’il pouvait mettre un terme au projet du bouclier antimissile à la condition que la Russie adopte conjointement une attitude plus hostile au programme de développement nucléaire en Iran. Il s’est entretenu avec l’ancien président Bush, et il serrait possible qu’il abandonne le projet en question. Or, pour les autorités polonaises, la présence de ce bouclier antimissile américain était perçue comme une garantie symbolique de sécurité à l’égard d’une Russie toujours plus impérialiste. En effet, la Russie a pour pratique régulière la violation du principe de la souveraineté des nations, en particulier de celle de ses voisins, comme ce fut récemment le cas en Géorgie. La Russie s’était opposée à l’intégration de la Pologne, de la République Tchèque et de la Hongrie au sein de l’OTAN en 1999, et elle redouble son opposition en ce qui concerne les probables intégrations au sein de l’OTAN de l’Ukraine et de la Géorgie.
Le ministre polonais des affaires étrangères, Radosław Sikorski, a tout de même fait savoir que la Pologne avait pris un risque politique en signant les accords du mois d’août dernier concernant l’installation de ce bouclier antimissile avec l’ancienne administration américaine. En effet, au moment des négociations entre les deux pays, les États Unis d’Amérique avaient assuré à la Pologne qu’ils allaient persuader les russes d’accepter ce bouclier et qu’il n’y aurait pas de décision inverse.
Cependant, le ministre polonais de la défense nationale, Bogdan Klich, a aussi fait savoir, lors des pourparlers qu’il y avait eu sur cette question il y a un mois de cela, que les États Unis d’Amérique fourniraient tout de même des systèmes de défense dits Patriot. Cette condition préalable aux accords internationaux concernant le bouclier antimissile continuera donc de prendre effet quelque soit la décision prise à l’égard de l’installation du bouclier antimissile. mip200903cpgrdk
Entre temps, le parlement tchèque a décidé de reporter le vote concernant l’installation du radar près de Prague, et ce en attendant que l’administration américaine du président Obama soit suffisamment assez précise sur ses intentions en ce qui concerne ce bouclier. Comme vient de l’annoncer le Premier Ministre tchèque, Mirek Topolánek, son gouvernement va revoir l’étude de ce projet. Le gouvernement tchèque s’est retiré partiellement de ce traité, ce qui suspend par ailleurs tout projet de ratification par le parlement tchèque, et donc met à l’abri l’actuel gouvernement tchèque contre les critiques provenant de l’opposition politique vis à vis de ce bouclier, et cela d’autant plus que le peuple tchèque s’est souvent prononcé comme hostile au projet américain. Cet acte de retrait exprime aussi la faiblesse du gouvernement de centre droite au parlement tchèque. Cela a été qualifié de mesure temporaire qui pourrait être reportée d’ici plusieurs mois. Comme l’explique Mirek Topolánek « Cela ne signifie pas que nous abandonnons tout processus de ratification, mais qu’il est toujours possible de le représenter auprès de l’Assemblée nationale Tchèque quand le temps serra venu ».
En réalité, le gouvernement tchèque a dû céder face à l’opposition politique, et ce en grande partie en raison du fait qu’un nombre exclusivement important de députés tchèques furent absents de l’Assemblée Nationale tchèque mardi dernier. Pour l’instant, le gouvernement tchèque ne pourra réexaminer ce projet de bouclier antimissile tant que l’administration américaine ne sera pas entièrement précise et certaine de ce qu’elle compte en faire. Normalement, des pourparlers devraient avoir lieu à ce sujet d’ici le prochain sommet de l’OTAN les 3 et 4 avril prochain, et lors de la rencontre avec le président Obama qui se rendra à Prague le 5 avril prochain.