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Juste après l’annonce qui a été faite par l’actuel Premier Ministre polonais, Donald Tusk, en vue d’ouvrir un vaste débat national concernant les questions relatives à la fécondation in vitro, à l’euthanasie, ainsi qu’à l’avortement, l’évêque Tadeusz Pieronek lui a répondu publiquement que tout débat de ce genre risquerait d’être nuisible. Ainsi, l’évêque a déclaré, auprès de la presse polonaise, que « si certaines personnes désiraient la guerre, celles-ci risquaient fortement de voir leurs volontés prendre effet. La position de l’Église reste formelle là dessus, et je ne vois pas en quoi il faudrait instituer un débat qui pourrait être plus nuisible qu’utile. » Pour ce dernier, il n’y a nul besoin de lever l’interdiction concernant l’euthanasie, puisque les médecins sont censés protéger la vie jusqu’au dernier souffle. Pourtant, les débats concernant l’euthanasie sont sans cesse sujets d’actualité, et cela d’autant plus qu’il y a de nombreux appels venant de la part de membres des familles de personnes en phase terminale demandant à ce qu’on puisse instituer un droit au suicide assisté. Ces questions font appel à toute une série de notions liées aux libertés fondamentales, et qu’il s’agisse aussi bien de la position des opposants, comme des défenseurs, personne ne peut refuser de débat. L’être humain est fait de parole, c’est un être communicatif qui agît parce qu’il pense, et non pas l’inverse. mip200903cpgrdk
La réaction, assez vive de l’évêque polonais s’est faite en opposition avec la déclaration de Donald Tusk, vendredi dernier au parlement polonais, car celui-ci a encouragé tous les intéressés à participer à ce débat qui concerne plus exactement la rédaction des nouveaux projets de lois bioéthiques. Ces nouveaux projets de lois visent l’avortement, la fécondation in vitro, et la fin des traitements lorsqu’il n’existe nul autre moyen de guérir une personne. Ces projets de lois sont soumis à plusieurs controverses, puisqu’on ne peut se prononcer qu’à parti de multiples sources d’informations, juridiques, scientifiques, philosophiques, sociales, et le parti pris pour certaines de ces lois ne dépend pas forcément de l’appartenance à un parti politique déterminé. Cependant, comme l’a annoncé Donald Tusk, il serait urgent d’aborder ce projet dans une perspective humaine.
Jaroslaw Gowin, l’un des membres du parti politique de la Plate-forme Civique et actuel président du Comité parlementaire d’éthique, vient de mettre en place le plan de préparation du projet de loi concernant la fécondation in vitro. Il a aussi fait savoir que la Pologne avait besoin d’entretenir un grand débat concernant ce prochain projet de loi. Il reste cependant opposé à l’euthanasie, puisque selon ce dernier, les valeurs de la Pologne restent fermement attachées au christianisme et se doit donc de tout mettre en œuvre en vue de protéger et respecter la vie. Le gouvernement a demandé à Jaroslaw Gowin que le comité sur les lois de la bioéthique présente une législation qui soit suffisamment claire concernant la fécondation in vitro, ce qui est loin d’être aussi simple, puisque ce comité est lui même divisé entre les libéraux et les conservateurs, ce qui a eu tendance à créer deux projets de lois différents. Ce comité parlementaire n’est pas uniquement composé des membres du parti de la Plate-forme Civique, mais de différents députés issus de l’ensemble des différentes formations politiques polonaises. Les libéraux ainsi que les représentants de la gauche politique polonaise désirent que l’Etat trouve une solution à cette procédure, tandis que Gowin et d’autres conservateurs y restent opposés.