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Les États Unis d’Amérique viennent de demander à la Pologne de faire preuve d’un peu de patience en ce qui concerne le projet d’installation du bouclier antimissile américain sur les sols polonais et tchèque, et cela d’autant plus que l’administration du président américain Barack Obama est en train de revoir la mise en place de ce même projet en raison de la somme de plusieurs milliards de dollars que cela risque de coûter. Le secrétaire américain à la défense nationale, Robert Gates, a lui même annoncé lors du sommet de l’OTAN à Cracovie qu’il fallait que le ministre polonais de la défense nationale laisse aux États Unis d’Amérique le soin de réviser ce projet, et qu’aucune décision définitive n’avait été prise pour l’instant. mip200902cpgrdk
L’administration américaine doit prendre en compte plusieurs facteurs, comme la crise économique mondiale mais aussi la politique extérieure à mener notamment avec les administrations de l’Irak et de l’Afghanistan, ainsi que les relations avec la Russie qui reste opposée à l’installation de ce bouclier antimissile. C’est l’ancien président américain, George W. Bush qui a voulu créer en Europe un plan de défense stratégique reposant sur l’installation de ce bouclier antimissile, où une dizaine d’intercepteurs de missile nucléaire devaient se baser en Pologne ainsi qu’un radar en République Tchèque, et ce dans l’objectif de se protéger vis à vis de pays considérés comme potentiellement dangereux comme l’Iran. Cependant ; l’administration du nouveau président américain cherche à revoir la mise en place de ce projet, tant aussi bien des coûts comme de la faisabilité. Cela démontre surtout le fait que le gouvernement polonais avait eu raison de se méfier lors des négociations de l’été dernier concernant la réalisation de ce bouclier. Le Premier Ministre polonais, Donald Tusk, avait mis du temps à donner le feu vert de la Pologne, et avait assorti celui-ci d’une multitude de conditions. Il ne s’agissait pas de s’opposer sur le fond du projet, mais sur la forme et les conditions de réalisation, tout en prenant le soin de prendre garde à un éventuel revirement de décision de la part des États Unis d’Amérique en cas de changement au sein de la présidence américaine. L’avantage de la politique de la Plate-forme Civique et des négociations qu’elle a effectuées avec le gouvernement américain de l’époque ont donc évité à la Pologne d’avoir des dépenses inutiles.
Le ministre polonais de la défense nationale, Bogdan Klich, est venu précisé que les négociations concernant l’implantation supplémentaire de missile Patriot en vue d’assurer une meilleure défense du territoire polonais restaient en suspens pour l’instant. Il a ainsi expliqué que les autorités polonaises devaient s’armer de patience et attendre la décision finale de la nouvelle administration du cabinet présidentiel américain afin que la situation soit clarifiée et que ces dernières puissent prendre les mesures adéquates. Bogdan Klich n’a toutefois pas manqué de faire rappeler au secrétaire d’État américain que les accords qui avaient été signés l’année dernière se devaient d’être appliqués, tout en prenant le soin d’avouer à la presse qu’il ai pertinemment conscience que ce genre d’entretiens interministériels conduira à l’aboutissement des accords en question. Il a ainsi affirmé que ces accords supplémentaires, concernant l’installation de missiles Patriot sur le sol polonais, n’étaient pas soumis ni au même délai, et encore moins à la même échéance, que ceux concernant l’installation du bouclier antimissile sur le territoire de la Pologne.
Robert Gates n’a fait que reprendre la position du président Barack Obama vis à vis de l’installation de ce bouclier antimissile, il a expliqué que la scène politique à l’échelon internationale avait changé et que cela n’était pas sans incidence concernant la décision à venir. En effet, les américains se sentent concernés par la menace potentielle en provenance d’Iran, et tant que cette menace existera, les États Unis d’Amérique feront leur possible pour installer un système de défense stratégique, mais l’installation de ce bouclier se ferra proportionnellement à son efficacité ainsi que de son coût, tout en poursuivant les négociations avec les russes. Juste après avoir envahi la Géorgie, la Russie n’avait pas hésité au mois d’août dernier de menacer de détruire les installations américaines sur le sol européen. Ce bouclier antimissile devrait être fonctionnel d’ici 2011 à 2013, et l’OTAN avait précisé en février 2008 que la Russie ne faisait pas l’objet de ce projet, mais qu’il s’agissait de prévoir toute attaque nucléaire en provenance de l’Iran qui pourrait être techniquement en mesure d’agresser les États Unis d’Amérique d’ici 2015 à 2017.
Du côté de la République Tchèque, le ministre des affaires étrangères de ce pays, Karel Schwarzenberg, estime qu’il faudra bien attendre trois années avant que l’administration de Barack Obama ne se décide à installer le radar., mais cela ne pose aucun problème au gouvernement tchèque qui a annoncé qu’il pouvait attendre la décision de l’administration américaine.