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Les services de l’Agence de la Sécurité Interne de Pologne viennent de publier un rapport suivant lequel les tirs qui ont visé le convoi transportant à la fois le président polonais Lech Kaczyński, et le président géorgien Mikheil Saakashvili, dimanche dernier, et non loin de la frontière avec la région indépendantiste de l’Ossétie du Sud, n’auraient été en réalité qu’une vaste mise en scène organisée par les géorgiens eux même. C’est le directeur de l’Agence de la Sécurité Interne, Krzysztof Bondaryk, qui a envoyé ce rapport aux 16 personnalités polonaises les plus importantes. Le rapport en question démontre que les tirs qui ont été lancés à côté du convoi transportant le président polonais présentent la forte probabilité d’avoir été tirés par des géorgiens et ce dans le but de servir de propagande. mip2008cpgrdk
Le président polonais, qui est l’un des plus fervents supporters de la Géorgie, s’était rendu dans ce pays dimanche dernier en vue de commémorer le cinquième anniversaire de la Révolution Rose. Il s’était rendu le long de la frontière de l’Ossétie du Sud avec le président géorgien Saakashvili dans le but de vérifier si les troupes russes avaient tenu leurs engagements en ce qui concerne le cessez-le-feu. Les autorités géorgiennes ont immédiatement condamné la Russie et l’ont désignée comme la seule responsable. Le président polonais a aussi émis l’hypothèse suivant laquelle ces tirs ne pouvaient uniquement provenir que de troupes russes se trouvant encore en Ossétie du Sud.
Pourtant, dimanche dernier, des journalistes disent avoir vu un commando appartenant aux forces spéciales russes en Ossétie du Sud, mais ce rapport n’a pas été confirmé. Le ministre russe des affaires étrangères, Sergei Lavrov, a surnommé à la fois l’accident comme la manière dont il a été rapporté dans les médias comme une provocation et a dénié toute implication des forces armées russes dans ces tirs.
Les services de l’Agence de la Sécurité Interne montrent aussi qu’au moment même où les premiers coups de feu ont été tirés, aussi bien les services de sécurité géorgiens comme les deux présidents n’avaient montré de signe de panique et n’avaient pour le moins pas rappliqué militairement. Par ailleurs, le président géorgien serait resté souriant et décontracté juste après l’agression en question. De même, un bus transportant des journalistes avait été autorisé à se rendre à l’avant du convoi, ce qui leur permettait de pouvoir filmer les événements. Aussi, aucun véhicule n’a été touché par les tirs en question. Le rapport des services de l’Agence de la Sécurité interne est donc venu miner la thèse présentée par les officiers géorgiens qui ont fait état d’une agression ossète, voir russe.