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Les dernières semaines qui ont fait connaître plusieurs vagues de chaleur à la Pologne ont permis aux producteurs d’eau minérale, de bière, de glace et d’air conditionné de faire fructifier leurs chiffres d’affaire, mais en ce qui concerne les autres secteurs de l’économie, cette chaleur qui n’avait de cesse de s’imposer a fini par causer de sérieux problèmes. Les précédentes sécheresses risquent aussi de créer une certaine inflation.
D’après le Conseil de la Réglementation Monétaire, des rapports indiquent que les précédentes sécheresses peuvent provoquer une certaine inflation et augmentation des prix, comme le dit aussi Leszek Balcerowicz, président de la Banque Nationale Polonaise.
La chaleur et le manque de précipitations ont causé de graves préjudices pour les agriculteurs. Les prairies et les pâturages se sont asséchés, les récoltes des granulés et autres végétaux ont chuté. Selon des informations provenant du département des marchés agricoles du ministère de l’agriculture et du développement rural, les prairies et pâturages vont devoir supporter les plus grosses pertes : entre 30 et 100% Les pertes pour les récoltes printanières sont estimées entre 10 et 45%, et pour les récoltes hivernales entre 10 et 35%.
L’institut central des statistiques (GUS) estime que les récoltes de granulés et de tous les produits dérivés seront aux alentours de 23,2 et 24,2 millions de tonnes pour 2006, soit une perte de 3 à 7%. La fédération polonaise des producteurs de granulés (KFPZ) estime que cette baisse sera de 8,3%, sauf pour les producteurs de blé. Par contre, on peut s’attendre à une légère augmentation en ce qui concerne les productions de fruits.
Si les prévisions sont confirmées, il se peut que les prix augmentent en ce qui concerne la farine, les pâtes, ainsi que la viande à cause d’une hausse du prix de la nourriture. On peut aussi envisager une hausse des prix des matières premières pour les produits alimentaires, ce qui représentera un frein en ce qui concerne les exportations.
Il est à noter que durant les deux dernières années, la Pologne était devenue un fort exportateur de granulés, notamment de seigle, blé et orge. Cette année, cela sera moins évident. En effet, les récoltes en la matière sont beaucoup moins importantes, et des contrats d’approvisionnements en granulés, conclus les précédentes années, seront plus difficiles à maintenir.
Même si la baisse des productions en granulés démontre que le marché ne peut exhausser la demande des agriculteurs en fourrage, ces derniers pourront toujours trouver de l’aide grâce au marché européen. Certains pays ont des surplus de production de granulé à disposition. De même, l’Union Européenne dispose de réserves d’urgence dans les éventuels cas où se produirait ce genre de situation. Cela peut déjà être pris en considération, cependant, le prix des granulés importés risque d’être plus élevé que le prix du granulé de l’année dernière, et cela d’autant plus que le prix des granulés risque aussi d’être plus important dans tous les pays de l’Union Européenne.