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L’Union Européenne ainsi que les représentants de l’OTAN ont fait part de leur indignation vis à vis des tirs qui ont visé le convoi transportant le président polonais Lech Kaczyński et le président géorgien Saakashvili alors que ces derniers se rendaient aux abords de la frontières de l’Ossétie du Sud dimanche dernier. Les autorités européennes et celles du pacte de l’Atlantique Nord ont même accusé le président russe d’être directement à l’origine de cette manoeuvre d’intimidation.
Le secrétaire général de l’OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, a clairement annoncé qu’il s’agissait ici de ce qu’il y avait de plus mauvais dans le contexte de l’actuel cessez-le-feu. Il s’est gardé de qualifier les tireurs, mais ne s’est pas privé de qualifier leur action de totalement irresponsable. Le ministre français aux affaires diplomatiques a aussi annoncé que le président de la Géorgie avait le droit de se déplacer sur l’intégralité de ce que représente le territoire de la Géorgie, c’est à dire y compris les zones indépendantistes comme l’Ossétie du Sud. mip2008cpgrdk
En ce qui concerne le président polonais, Lech Kaczyński, il s’était rendu en Géorgie en vue de commémorer le cinquième anniversaire de la Révolution Rose, événement qui par ailleurs avait permis à l’actuel président géorgien de prendre le pouvoir. Les deux présidents, Lech Kaczyński et Saakashvili, s’étaient rendus au niveau de la frontière sud ossète, sur invitation du président Saakashvili, et ce afin de démontrer au président polonais que les forces armées russes n’avaient pas respecté les accords relatifs au cessez-le-feu, c’est à dire qu’elles se retrouvaient encore sur le territoire sud ossète et donc géorgien. Le fait que le convoi transportant les deux présidents ai été l’objet de tels tirs démontrent aussi que les forces armées russes n’étaient pas loin, et que les accords qui avaient été conclus n’ont pas été appliqués par les autorités russes.
De même, les autorités de l’Union Européenne ne reconnaissent pas l’indépendance de l’’Ossétie du Sud ainsi que toute autre région indépendantiste comme par exemple l’Abkhazie, ce qui n’est pas le cas des autorités ruses qui soutiennent au contraire ces mouvements d’indépendance, le but de ces dernières étant de fragiliser la situation géorgienne et de prendre un contrôle intégrale de la zone géostratégique qu’est le Caucase, c’est à dire l’espace géographique qui est traversé par plusieurs oléoducs et gazoducs. Néanmoins, les autorités européennes s’efforcent de ne pas avoir d’incident diplomatique avec les autorités russes, ce qui diffère de la position du président polonais Lech Kaczyński, qui lui continue de s’insurger contre ce qu’il nomme l’impérialisme russe.