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Les autorités russes viennent de se spécialiser depuis l’ouverture des Jeux Olympiques de Pékin dans les effets de surprise. Le premier, celui de l’invasion de la Géorgie, en utilisant comme faux prétexte l’indépendance de l’Ossétie du Sud. Enfin, le second, pour éviter de faire les choses à moitié, celui de reconnaître l’indépendance de l’Ossétie du Sud. Néanmoins, les choses n’ont pas été réellement effectuées dans leur intégralité, puisque la Russie a oublié un détail d’importance capitale : si elle envahit la Géorgie pour rendre indépendante l’Ossétie du Sud, elle doit aussi respecter les règles du jeux qu’elle s’est fixées et rendre indépendante l’Ossétie du Nord. Ce jeu se base sur des règles toutes simples : la Russie n’a pas respecté les règles de droit international, et elle s’est fixé ses propres règles. Néanmoins, elles n’est pas à la hauteur de pouvoir respecter ses propres règles. D’où la nécessité de l’existence de règles internationales bien définies, comme par exemple les notions de souveraineté d’un territoire, de non recours à la violence. Ceci est bien la justification de l’impérialisme russe : il s’impose dans des pays l’avoisinant, trouve n’importe quelle justification, mais à défaut d’y regarder de plus près, on se rend bien compte que l’attitude russe n’a absolument rien de crédible. Si on se dit le libérateur d’un peuple, on le fait entièrement. mip2008cpgrdk
Ainsi, le titre, assez résumé, aurait pu se développer ainsi : la Russie reconnaît l’indépendance de la Moitié de l’Ossétie ( l’Ossétie du Sud ), elle continue d’être présente et d’envahir le sol géorgien sans justification, puisque rappelons que l’indépendance de l’Ossétie du Sud étant supposée acquise, la Russie n’a plus aucun motif international justifiant sa présence militaire, et la Russie continue d’occuper arbitrairement l’Ossétie du Nord, qui se voit privée de son indépendance. Ces quelques éléments sont suffisants pour avoir un point de vue assez objectif : avant le conflit, il y avait d’un côté la Russie, de l’autre la Géorgie, et entre les deux la région tampon de l’Ossétie du Sud qui réclamait son indépendance, la Russie se servant de l’Ossétie du Sud pour déstabiliser la Géorgie. Après l’invasion : une Géorgie toujours occupée militairement, une Ossétie du Sud indépendante et sous protectorat russe ( un pays sous protectorat n’est pas un pays indépendant, donc, il suffit de laisser dire les autorités russes pour comprendre qu’elles continuent d’affirmer tout et n’importe quoi ), une Ossétie du Nord qui sera privée d’indépendance car appartenant à la Fédération de Russie, et une Abkhazie qui est aussi tombée sous le statut de « protectorat indépendant ». Conclusion des courses : la Russie a totalement déstabilisée la Géorgie, région stratégique de passages d’oléoducs, et elle est désormais présente en Abkhazie et en Ossétie du Sud
Le président russe officiel, Dmitri Medvedev, vient d’annoncer que la Russie venait de signer un décret visant à reconnaître l’indépendance avec les régions rebelles de la Géorgie, ce qui a déclenché au sein des pays occidentaux une foulée de réactions négatives. En effet,les dirigeants des pays occidentaux avaient fortement ordonné à la Russie de na pas reconnaître l’indépendance des deux régions que sont l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, et de se retirer du sol géorgien. La Grande Bretagne a rejeté l’annonce faite par la Russie et la Suède a précisé que les autorités russes étaient dans l’incapacité de juger de l’importance de ces actes. Le ministre suédois des affaires étrangères, Carl Bildt, a expliqué que la route que venait de choisir le gouvernement russe exprimait une politique de vouloir entrer directement en conflit avec l’ensemble des pays de l’OTAN, ainsi qu’avec la communauté internationale.
En effet, les dirigeants russes ont été jusqu’à présent incapables de mener une réelle politique diplomatique, et l’unique moyen de faire sortir la Russie de la Géorgie est d’abandonner toute politique de diplomatie et de la chasser par la force. La Russie utilise la politique de menace d’attaque nucléaire pour mener à terme son impérialisme. Elle ne se préoccupe pas du droit international, ce qui importe est de démontrer au bloc de l’OTAN qu’elle est disposée à entrer le plus rapidement possible en conflit armé. La Russie n’est pas une démocratie et encore moins une république,elle vit sur le vestige de la gloire passée et est remplie d’un pseudo nationalisme nourri par ce même passé. Ce pays a de fortes chances d’intégrer le rang des nations délinquantes dont il faudra par la suite se méfier si les dirigeants russes ne changent pas, bien que la politique de Poutine repose sur l’expression d’un nationalisme captivant les frustrations du présent vis à vis de cette gloire passée.
Entre temps, les habitants de la capitale de l’Abkhazie , c’est à dire Sukhami, ont exprimé une vive joie de voir leur indépendance ainsi reconnue. Par ailleurs, le cours des valeurs boursières du marché russe est en chute libre, et les investisseurs ont commencé à être saisis d’une grande inquiétude. Certains experts ont même commencé à conseiller de rapatrier le plus vite possible toute sorte de capitaux et autres investissements. Les experts économistes russes sont formels : depuis que le gouvernement russe vient de reconnaître l’indépendance de ces deux régions, l’économie russe entre dans la voie du déclin.