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D’après les annonces effectuées par l’actuel Président de la République de Pologne, c’est à dire Lech Kaczyński, celui-ci exprime une très bonne satisfaction vis à vis de la conclusion des accords concernant l’installation de la base militaire américaine sur laquelle doit être placée un véritable bouclier antimissile censé détruire toute forme d’attaque nucléaire émanant de pays ennemis. Les accords en question, conclus entre le gouvernement polonais et les autorités américaines, ont duré pendant de vives et longues périodes, tant l’actuel gouvernement polonais insistait pour obtenir les garanties nécessaires à la sécurité de l’espace aérien polonais. Ces accords sont sur le point de rendre ce projet réalisable, bien que de nombreux points techniques, non encore précisés, sont toujours susceptibles de pouvoir le remettre en cause. Néanmoins, ce bouclier antimissile devait servir à protéger les États Unis d’Amérique ainsi que le continent européen contre d’éventuelles menaces nucléaires en provenance de l’Iran. Désormais, le président polonais voit dans ce projet un des moyens de pression pour éviter que la Russie utilise sa puissance armée afin d’infliger toute forme de contrainte aux pays qui présentent des frontières communes avec celle-ci, comme c’est le cas actuellement avec l’invasion russe en Géorgie. La Pologne dispose de frontières communes avec la Russie, sur des territoires qui historiquement comme géographiquement n’ont jamais été russes. La ville de Królewiec, renommée arbitrairement Kaliningrad en 1946, ainsi que sa région, est devenue russe par l’intermédiaire du génocide pratiqué au lendemain de la seconde guerre mondiale. Si la Russie était un pays démocratique, l’intégralité des propriétés immobilières devraient déjà revenir aux descendants des familles expatriées par la force. mip2008cpgrdk
Ainsi, Lech Kaczyński a indiqué que les accords concernant l’installation du bouclier antimissile américain venaient exactement au bon moment, c’est à dire lors de la crise que connaît le Caucase. Cette crise sera ainsi le détonateur de l’accélération des accords pourtant sur des négociations qui se sont déroulées sur le long terme. Lech Kaczyński : « Je suis satisfait. Je pense que les événements en Géorgie depuis quelques jours sont à l’origine de la reconnaissance de la nécessité de ce bouclier par le gouvernement polonais. ». Entre temps, le Premier Ministre polonais, Donald Tusk, a déclaré que l’invasion russe en Géorgie n’était pas liée à cette reconnaissance, mais que la priorité restait la sécurité de la Pologne et a expliqué que les accords ne prévoyaient pas uniquement l’envoi de batterie de lancement de missiles Patriot mais aussi la présence de troupes américaines sur le sol polonais, ce qui devrait ainsi contribuer à renforcer la sécurité de la Pologne. Donald Tusk a aussi précisé que les accords ne concernaient pas uniquement les points de vue financiers de l’installation de cette base militaire américaine, mais il s’agissait pour la Pologne d’être traitée comme un partenaire sérieux et non pas comme le 51ième État des États Unis d’Amérique. Par ailleurs, l’approche du Premier Ministre polonais vis à vis du bouclier antimissile américain reste assez différente de celle de l’actuel président, puisque Donald Tusk fut l’acteur de négociations assez approfondies tandis que le président polonais avait donné facilement son accord sans aucune garantie vis à vis de la sécurité qu’implique un tel projet.
L’un des dirigeants du parti politique qu’est la Plate-forme Civique (PO), c’est à dire Zbigniew Chlebowski, a toutefois mentionné la crise en Géorgie au moment où il a examiné les accords concernant le bouclier antimissile américain. Il soutient les accords donnés par le gouvernement polonais et souligne le fait que ces derniers ont fait l’objet de négociations rigoureuses. Il a reconnu que les pourparlers avaient été très difficiles, mais le gouvernement polonais a réussi à obtenir les garanties en matière de sécurité du sol polonais, qui, comme le précise t’il, deviennent de plus en plus importantes depuis la guerre entre la Géorgie et la Russie, mais aussi depuis que les russes viennent d’intensifier le nombre de bases de lancement d’ogives nucléaires le long de la Baltique.
D’après l’un des représentants du parti conservateur polonais qu’est Droit et Justice (PiS), c’est à dire Kowal Paweł, les accords concernant l’installation du bouclier antimissile américain doivent leur réussite non pas à une seule personne ou à un seul parti politique mais aux deux gouvernements polonais qui se sont successivement partagé cette affaire. Cependant, de tels accords sont loin de faire l’unanimité au sein de toute la Pologne. Ainsi, l’ancien ministre de la défense nationale et représentant de l’Alliance Démocratique de Gauche, Jerzy Szmajdziński, a annoncé que la signature des accords portant sur l’installation du bouclier antimissile américain n’allait pas renforcer la sécurité de la Pologne, puisque ce qu’a négocié l’actuel gouvernement serait insuffisant pour défendre la Pologne en cas d’attaque.
Le Dossier du conflit entre la Géorgie, l’Ossétie et la Russie.
Pétition en soutien au peuple Géorgien et contre l’occupation de la Géorgie par l’armée russe.