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L’actuel Président de la République de Pologne, Lech Kaczyński, a officiellement qualifié l’intervention militaire russe en Géorgie comme « un acte d’agression ». Il estime que cette intervention s’est opérée purement de manière hypocrite. La Russie cherche depuis quelques décennies à regagner de sa sphère d’influence dans les régions pétrolifères du Caucase qu’elle a perdues lors du démantèlement de l’appareil soviétique en 1991. Depuis plusieurs années, les troupes russes appuient les revendications de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie en vue de déstabiliser la Géorgie et pour placer à la tête de ce pays un président géorgien opérant à la faveur des intérêts russes. Il ne s’agît absolument pas d’indépendance, mais de colonie russe sur l’ensemble de la Géorgie, la défense de l’autonomie de l’Ossétie du Sud étant un faux prétexte pour essayer de justifier une guerre injustifiable. Les États Unis d’Amérique ont utilisé comme prétexte le régime de Sadam Hussein pour envahir l’Irak, la Russie utilise celui de l’Ossétie du Sud. Pendant ce temps, l’actuel président de l’Union Européenne, Nicolas Sarkozy, se complaît à pouvoir se noyer dans cette fausse justification, le plus important consistant à sauver les apparences. L’intervention russe en Ossétie du Sud reviendrait au même si l’armée allemande envahissait la France pour sauver l’indépendance bretonne, mis à part que le sol breton ne regorge pas de pétrole. mip2008cpgrdk
Les chefs d’États de la Pologne, de la Lettonie, de la Lituanie, et de l’Estonie ont par ailleurs rédigé et signé un document attestant et prouvant l’intervention russe en Géorgie comme une marque de la politique révisionniste et impérialiste russe en Europe Orientale, en précisant que l’agression d’un petit État en Europe ne passera jamais sous silence.
Le Dossier du conflit entre la Géorgie, l’Ossétie et la Russie.
Pétition en soutien au peuple Géorgien et contre l’occupation de la Géorgie par l’armée russe.
« De la part des ex de LURSS on ne pouvait pas s attendre a autre chose. »
De la part d’un nationaliste russe, on ne pouvait pas non plus s’attendre à autre chose. Les frustrés de la chute du soviétisme, les pseudo nostalgiques de la toute puissance russe perdue sont nombreux, et les sites internet de propagande communo-soviétiques sont aussi très présents sur la toile russe. Généralement, ils ont une portée nationaliste, histoire de combler les frustrations.
De la part des ex de l’URSS dite vous ? Pour le cas de la Pologne, il y a tout de même une divergence entre Premier Ministre et Président de la République polonais. Évitez déjà de mettre tout le monde dans le même sac. Si le président polonais attaque frontalement la Russie, c’est un peu normal en raison de son tempérament et sa personnalité, le chef du gouvernement polonais cherche une solution plus diplomate avec la Russie, mais cela ne veut pas non plus dire qu’il approuve l’agression russe. Quand à la visite du ministre des affaires étrangères, vous ne pouvez pas reprocher à un représentant politique d’aller superviser l’aide humanitaire et d’organiser le rapatriement de ses ressortissants.
Il s’agît de l’ensemble des pays de l’ex URSS qui ont subi l’occupation soviétique et qui subissent encore à l’heure actuelle les pressions des autorités de Moscou. Moscou a trop souvent le malheur d’ouvrir sa grosse bouche dès que l’une des nations bordant ses frontières occidentales commence à vouloir intégrer un traité international énergétique ou militaire, ce qui prive la Russie de tout pouvoir vis à vis de ces pays. Ces pays sont libres, et si l’un d’entre eux se fait délibérément envahir, ils ont le droit de le contester.
Le décès de Soljenitsyne vu par la Pologne : entre anti-communisme et pro-impérialisme.
« Vous ne connaissez pas l oubli »
Commencez à vous exprimer en français à défaut d’être compréhensible. Non, nous ne connaissons pas l’oubli car avant tout nous savons tenir compte des réalités historiques que vous ne connaissez pas. On appelle cela la culture générale, et celle-ci est proportionnelle, non pas en raison des quelques bières ou vodkas que vous avez bues au bar, mais en raison d’un certain professionnalisme. Evitez aussi de nous faire part de votre ignorance. Lisez quelques bons livres d’Histoire, non pas de ceux que vous trouverez sur wikipédia, ou au rayon charcuterie de votre supermarché local, mais de ceux qui se trouvent sur les étagères de nos universités, étudier, apprenez à avoir un raisonnement, et vous serez disposés à engager des arguments crédibles. Au passage, soignez votre écriture, votre orthographe, et votre grammaire, car personne ne nous oblige à devoir valider ce genre de « torchon », et non pas contribution.
« vous êtes haineux et vous aurez toujours cette haine de la Russie et des russes. »
La haine se sent dans vos propos, dans le style, les mots, les idées. On prendrait en photo le visage qui a écrit ces lignes qu’on ne serait pas surpris. Ceux qui ont la haine à l’heure actuelle, ce sont les russophiles qui ne supportent pas qu’on leur montre la vérité. C’est un peu pareil avec la Chine : quand on lui montre du doigt les massacres au Tibet, elle nous accuse de faire de la propagande. C’est comme pour la tchétchénie : les russophiles auront à coeur de vous expliquer que ceux sont les méchants médias occidentaux qui inventent des histoires et que les tchétchènes sont la pire race sur Terre qui embête les gentils russes depuis deux cents années. Comme tous les peuples localisés au sud des frontières russes et dont les nombreux conflits n’ont eu de cesse d’engager la Russie dans un profond guêpier. Tchétchènie, Moldavie, Abkhézie, Ossétie, Géorgie, la liste est longue. La réalité est tout autre sur le terrain : il s’agît de zones à contrôler car elles disposent soit d’un sous sol riche soit parce que leur position géographique peut mettre en péril les perspectives de dépendance européenne vis à vis des apports énergétiques russes. L’énergie, l’argent et les marchés, voici ce qui motive la politique.
Extension de l’oléoduc Odessa-Brody-Plock-Gdansk.
Non, nous ne somme pas haineux, mais choqués de voir un pays se faire envahir, et ce d’autant plus que Vous êtes dans l’impossibilité totale de pouvoir justifier cette invasion. Il n’y a aucun principes de droits internationaux qui ne justifient l’invasion géorgienne. Par contre, une Russie, frustrée de ce qui s’est passée en Serbie avec le Kosovo, a peut être voulu montrer sa réplique aux forces de l’OTAN, une façon de dire : regardez ce que vous avez fait avec le peuple serbe et les indépendantistes du Kosovo, on a fait pareil en Géorgie avec l’Ossétie, et si possible on va y rajouter l’Abkhésie. Certes, le président géorgien est loin d’être brillant, mais cela ne justifie pas cette invasion.
Peut être que votre haine s’agrandit quand vous voyez des ex pays envahis par l’URSS se lier en solidarité, mais peut être que la solidarité est justement l’un des moyens de lutter contre la tyrannie de demain. Quand au régime russe, il est totalement antidémocratique. C’est Vladimir Putin qui dirige, qui fait les lois et les fait appliquer, qui censure la presse russe, qui fait exécuter des journalistes non conventionnels. La Russie est une zone de non droit pour les rapports commerciaux, et c’est l’une des raisons qui l’oblige à développer une économie de type oligarchique. Un système organisé suivant une mafia, où chaque employeur doit payer une dette à des « protecteurs », et ceci se pratique de Moscou à Odessa en passant par Saint Pétersbourg.
La Géorgie est un pays qui a existé bien avant la Russie et l’Ossétie.
« Heureusement que l histoire a su oublier »
Vous êtes une nullité en Histoire. Documentez vous sur les tentatives d’invasion, en partant d’Ivan le Terrible, les tentatives d’invasion bolchéviques, le génocide de Katyn, le pacte germanico-soviétique, l’Insurrection de Varsovie. A ce niveau, vous êtes perdus pour donner des leçons et être en mesure de défendre la position russe. Parce que les réalités aussi bien historiques comme actuelles le prouvent.
« ... n est ce pas... pour eviter de nouveaux conflits »
Oui, pour l’instant l’ensemble des conflits sont venus de la Russie : l’embargo russe sur les exportations de viande en provenance de Hongrie et de Pologne, les cessations de livraison de gaz en pleine période hivernale par la fermeture des gazoducs afin de montrer une certaine prédominance géopolitique, enfin ...
Les menaces lancées sur la Pologne et la République Tchèque si ces pays installent le bouclier antimissile américain. Là, il y a atteinte au principe de droit international qui consiste à ne pas commettre d’ingérence dans les affaires d’un Etat.
Les menaces lancées par la Russie sur l’Ukraine et la Géorgie si ces deux pays intègrent l’OTAN. Ces deux nations n’ont aucun compte à rendre à la Russie.
Quand la Pologne, la Lituanie et la Turquie se mêlent de la question Géorgienne.
Le président polonais s’adresse à la Russie depuis Chicago.
« Le seul regret de UE est de vous avoir integre car vous serez toujours sources de problemes... «
Rassurez vous, l’ensemble des pays européens sont très contents de s’étendre à l’Est, parce que cela leur permet de développer de nouveaux marchés, et de profiter d’économies de transition. L’UE fait l’affaire de tous les pays européens, sauf de la Russie qui est de plus en plus dans la gadoue au fur et à mesure que l’Europe avance et que l’OTAN avance. Pour le Traité de Lisbonne, je crois que c’est l’Irlande qui vient d’y mettre fin, le peuple polonais, et cela a été prouvé, est le plus eurosceptique. Là aussi vous êtes mal partis pour donner des leçons.
Lors de la révolution orange en Ukraine, la victoire contre les représentants ukrainiens servant la Russie a mis à mal la Russie. La Russie a toujours eu la haine vis à vis de la Pologne lorsque la Pologne a su sensibiliser l’UE au problème ukrainien. A ce moment, ce fut l’ensemble de l’UE qui est venue soutenir à la fois la Pologne et l’Ukraine.
Enfin, si vous n’êtes pas effectivement un russophile borné, vos sentiments ne font que traduire de pauvres sentiments de racisme, j’aurais encore plus pitié pour vous. Le nombre de personnes qui ont voulu donné des leçons aux « plombiers polonais » sont toutes tombées de haut, à titre d’exemple récent, une avocate française dans le nord de la France.
Il y a bien une chose que vous ignorez profondément de la politique extérieure russe, sans devoir se prononcer sur le fait d’apprécier ou non la Culture russe. La raison évidente : aussi bien tous les polonais comme tous les ressortissants des pays localisés autour de la Russie ont TOUJOURS su faire la différence entre la politique de la Russie, et la culture et les gens qui la composent. Il n’y a de haine des russes nulle part. Par contre, conscience que la politique extérieure de la Russie a toujours été et s’est démontrée comme expéditive. La seule chose qui limite les actions directes reste la forme et le contrepoids politique.
On en revient exactement à ce que disait Alexis de Tocqueville dans " De la démocratie en Amérique " au début du 18ième siècle : les USA et la Russie étaient prédéterminées à se partager le monde en deux, sous forme de deux sphères d’influence. La chute de soviétisme fut la conséquence d’une politique budgétaire et militaire russe désastreuse. Tout le monde se souvient que c’est le prjet IDS de Reagan qui a mis, via la course aux armement, l’URSS en déroute. Il y a une nouvelle Russie, qui au fur et à mesure se reconstruit. Pour l’instant, comme avecla Chine, ces pays se développent sans contre garantie réellement démocratiques.
Haine de la Russie ? Pas du tout. Il ne s’agît même pas d’un enjeu entre anciens pays de l’URSS et la Russie. Ce problème avait déjà été projeté par les politologues durant les années 90 : la Russie, un pays affaiblit, mais quelle voie va t’elle emprunter pour se reconstruire ? Les évolutions économiques et politiques internes ? Comment se restructurer après le morcellement en CEI, et un morcellement toujours plus que menaçant avec de nouvelles républiques au sein de la Russie. Et oui, si il y a bien 1 pays qui est mal parti pour parler d’indépendance, c’est la Russie, composée de multiples peuples et républiques.
Continuons. Le sous sol de la Russie est riche. Les grands groupes internationaux arrivant à faire plus de pressions sur de petits états, il n’est pas impossible de voir apparaitre à l’avenir, à travers des troupes de l’OTAN, des pressions indépendantistes exacerbées en Russie, pour la déchirer et se partager le gâteau. Voilà pourquoi la Russie est mal vue en venant envahir la Géorgie pour soutenir une microscopique indépendance qui ne dépasse pas la superficie de quelques montagnes.
Vous comprendrez donc les craintes des pays avoisinant la Russie, et leur soucis de sensibilise l’opinion internationale.
Nous n’avons rien contre les russes. Contrairement à vous, nous ne mélangeons pas la politique militaire des nations avec les peuples qui les composent.
Ce ne sont pas les russes qui ont décidé d’aller envahir la Géorgie, mais bien des dirigeants russes qui n’ont pas été élus démocratiquement, et si même il y a eu des élections, il y eu une gigantesque de propagande. Je me souviens à Moscou de l’autre "bouffiasse" habillé comme une serveuse de MacDo qui braillait le boycott des opposants politiques de Putin. Les dirigeants russes n’ont jamais été l’expression du peuple russe. Ce ne sont pas non plus les russes qui ont décidé d’aller envahir la Tchétchènie te d elui faire la guerre, et pour preuve, des étudiants russes de Brussels ainsi que des enfants de ressortissants russes nés en Belgique qui ont évité de se rendre en Russie pour ne pas être envoyé servir de boucherie lors de ce conflit.
Le problème de la Russie est resté le même : que ce soit aujourd’hui comme au temps du communisme, les ressources naturelles de la Russie sont gaspillées, ce fut le cas avec les soviétiques, et c’est toujours le cas avec les capitalistes. Les forêts sont aussi pillées pour vendre le bois à la Chine, et l’écologie tout le monde s’en fout.