|
|
|||||||||||

Le ministre polonais de l’agriculture, Marek Sawicki, dénonce l’ensemble du boycott et des protestations vis à vis des Jeux Olympiques de Pékin comme de la pure et simple hypocrisie. Il s’est expliqué en affirmant que si le privilège d’organiser les Jeux Olympiques de l’été 2008 avaient été attribué à la Chine, il n’y avait pourtant aucune revendication faite par les dirigeants des pays occidentaux et cela quand bien même la Chine ne serait pas une démocratie. Ce n’est pas la première fois non plus que les Jeux Olympiques sont organisés dans un pays non démocratique, et si on devait compter le nombre de pays non démocratiques qui participent à ces jeux, la liste serait assez longue. La Chine est tout simplement devenue une grande puissance économique, elle est devenue l’un des principaux acteurs au sein des relations internationales, et a fait de nombreux progrès dans de nombreux domaines, et non pas uniquement dans l’économie, même si les réformes démocratiques n’ont pas encore été faites. mip2008cpgrdk
Par ailleurs, il existent des moyens bien plus concrets de boycotter la Chine. Au lieu de devoir s’attaquer aux sportifs, qui n’ont de compte à rendre à personne, et encore moins aux organisations de défense des droits de l’homme, il existe des moyens plus efficaces : il suffit de ne pas acheter tout type de produit provenant de Chine. Personne n’oblige les protestants à acheter des produits ou des services émanant de Chine, mais personne n’a le droit de s’attaquer à l’organisation des Jeux Olympiques, et encore moins de dire aux sportifs ce qu’ils doivent faire ou ne pas faire, sachant que la plupart d’entre eux se rendent là-bas dans un idéal sportif et apolitique. La défense des droits des tibétains est même devenue un pur commerce et marchandage, c’est le cas de la fausse organisation non gouvernementale qu’est le Comité Canada Tibet : derrière cette fausse organisation se cachent des arnaqueurs qui empiètent sur les droits de propriété d’autrui, ignorant justement que le droit de propriété est reconnu comme une liberté fondamentale. Il y en a qui sont donc très mal placés pour donner des leçons. Par ailleurs, si le Tibet a le droit d’avoir son indépendance, ne serait il pas le cas pour les Dom TOM français, pour toutes les anciennes colonies françaises, et pour tous les régimes post-coloniaux installés en Afrique ?
La réaction du ministre polonais de l’agriculture a été faite en réaction face au boycott organisé par l’ensemble de la classe politique polonaise vis à vis de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Pékin.
Depuis 1960, la France n’a jamais fait aucune difficulté pour l’indépendance de ses ex-colonies. Si les DOM-TOM sont toujours Français aujourd’hui c’est qu’ils le veulent... De plus, il n’y a jamais eu aucune épuration ethnique ni dans les colonies ni en Algérie (territoire considéré comme annexé et non pas colonisé). La situation n’a donc strictement rien à voir.
À part ça je suis assez d’accord avec ce monsieur. C’est un peu lâche de s’en prendre aux sportifs plutôt qu’aux industriels.
Permettez moi, sur ces quelques derniers points, de pouvoir ne pas être totalement d’accord avec vous.
« La France n’a jamais fait aucune difficulté pour l’indépendance de ses ex-colonies. »
C’est faux, lors du mouvement de décolonisation, la France fut de très loin l’un des pays les plus brillants, ce fut même, pour ne pas accuser ce pays, le mauvais élève de la décolonisation.
Les décolonisations britanniques se sont effectuées, à titre d’exemple, plus souplement, même si cela ne fut pas forcément évident.
La guerre d’Indochine en est un exemple, la guerre en Algérie avait en plus d’autres motifs, puisqu’il s’agissait d’aller défendre les intérêts des pieds noirs. Cela, n’importe quel ancien français qui est allé se battre là-bas pourra vous le témoigner. Les algériens n’étaient pas vraiment considérés comme des citoyens, même au lendemain de la seconde guerre mondiale, mais bien comme des indigènes.
Je ne me permettrais pas de défendre la dictature chinoise. Nonobstant, le régime communiste chinois applique un communisme "dur", suivant une théorie qui veut absoudre toute forme de religion, toute forme de repères d’identités culturelles propres aux critères objectifs comme décrit par la théorie du philosophe Fichte. Cette implication stricto sensu de cette théorie communiste conduit à s’opposer aux valeurs culturelles tibétaines.
Là aussi, il ne s’agît pas de se prononcer si le Tibet doit ou ne doit pas avoir son indépendance, car cette question nécessite d’amples développements pour être traitée. Le Tibet, c’est un peuple et une histoire, une culture. Cependant, le régime chinois, si il devait s’en tenir à appliquer les théories communistes en sens stricte, ne fait pas de différences raciales, ni ethniques, il n’y a donc pas de génocide.
Le problème chinois va au delà d’un conflit entre peuple, c’est un problème d’applicabilité de théories politiques, qui jusqu’à présent ont toujours échoué. Le régime chinois ne s’attaque pas au peuple tibétain car il est tibétain et de culture différente. A titre d’exemple, il n’y a pas une langue chinoise, et les 3/4 des ressortissants chinois parlent la langue de leur région, et une langue chinoise officielle : il y a plusieurs peuples, plusieurs ethnies, et plusieurs cultures différentes en Chine.
Le problème chinois vient de sa politique : c’est un pays qui joue sur une économie d’ordre libérale, mais dont la politique applique un communisme dur. Ce communisme non flexible consiste, comme l’ont montré les conflits dans la nouvelle Russie après les deux révolutions, à ne pas tolérer des lignes de conduite politique différentes.
Ici, le peuple tibétain revendique sa culture, ce qui s’oppose aux thèses politiques communistes. Cela conduit ainsi aux conflits sino-tibétain, dont l’origine n’est pas un conflit entre peuple, mais un problème d’ordre démocratique au sein du gouvernement chinois. La Chine essaie de se développer avec ces différents peuples, mais son intransigeance politique la conduit à s’opposer à ces peuples. A force de nourrir ces conflits, cela risque de la conduire indéniablement vers un poussée de revendications d’autonomie nationale, et ce non pas uniquement à l’égard du Tibet, mais des nombreuses régions chinoises.
Il ne s’agît as d’un génocide comme ce qui s’est passé en Arménie. Par ailleurs, si ces revendications nationales n’existaient pas, ce qui supposerait, en théorie, l’absence de conflit sino-tibétains, les tibétains sont eux considérés comme des citoyenschinois. Ce n’est pas le cas en raison du fait que le régime chinois, est dictatorial, pas besoin de le cacher, c’est une réalité, et en achetant chinois, nous contribuons à financer cette dictature.
Là où je suis d’accord avec vous et avec Ania, et avec ce Monsieur, c’est que boycotter les jeux ne changera rien, laissons les sportifs tranquilles. Par contre, commençons à étudier nos habitudes de consommation, comme par hasard il est toujours bon de commencer par là. Ici, on s’aperçoit que nous avons tous plus ou moins les main sales. C’est toujours plus facile de mettre la responsabilité sur autrui, sur le comité olympique, sur les sportifs... certes.... mais cette dictature n’est pas devenue toute seule l’une des plus puissantes dictature en un jour.
A l’heure, c’est encore l’Union Européenne qui reste porteuse de la protection des droits de l’homme. Soyons fair play, soutenons les jeux. Après, la politique, c’est autre chose.
« Si les DOM-TOM sont toujours Français aujourd’hui c’est qu’ils le veulent. »
Parlez vous au nom de tous les DOM TOM ?
Quelque part, en raison d’une indépendance très forte, il en va plus ou moins de leurs intérêts, cependant....