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Le Président de la République de Pologne, Lech Kaczyński, vient de s’opposer à un projet de loi émis par le gouvernement nommée « Loi de Ramonage » et qui avait pour objectif d’examiner plus en profondeur la comptabilité des entreprises détenues par l’État, ce qui aurait conduit à un assainissement financier de ces entreprises. Le ministre polonais du Trésor Public, Aleksander Grad, s’était prononcé favorablement vis à vis de cette loi de ramonage. Cette loi aurait permise de rendre caduque les limites qui portent sur les salaires du personnel de direction de ces entreprises. Cette loi propose ainsi aux principaux cadres dirigeants des grandes entreprises d’État de pouvoir gagner un salaire qui représente six fois le salaire moyen national en Pologne. Ainsi, les salaires des cadres dirigeants ne dépendraient plus d’une norme préétablie mais bien de la situation financière des entreprises en question, ce qui permettrait aussi d’aborder progressivement les plans de privatisation et de restructuration.
Le président Lech Kaczyński s’y est opposé en expliquant qu’il lui était impossible d’introduire ce qu’il surnomme comme un danger la privatisation des salaires des cadres de la direction des entreprises majoritairement détenues par l’État, tandis qu’à côté on ne sait pas si le reste des employés et des travailleurs pourront en profiter. Il a bien précisé qu’il restait opposé aux règlements tels qu’ils avaient été proposés au sein de ce projet de loi. La confédération des employeurs polonais a pourtant fait pression sur le président polonais pour que celui-ci ratifie ce projet de loi, alors que des syndicats de salariés tel que Solidarność ou encore l’alliance des syndicats polonais (Ogólnopolskie Porozumienie Związków Zawodowych ) dénonce ce projet de loi. Le salaire moyen national mensuel est de 3000 zlotys, il s’agit ici d’une moyenne cumulant les disparités régionales, communales et pondérant les disparités salariales entre les différentes professionnelles, ce qui ne rend pas compte des inégalités salariales exactes. Si le président directeur général d’une entreprise, dont le capital social est majoritairement détenue par des fonds publics, perçoit six fois ce salaire moyen, soit la somme de 18000 zlotys non déduite des 40% d’impôts sur le revenu, il reste à déterminer la personne qui présente les qualités nécessaires pour toucher cette somme, sachant que la spéculation sur les salaires des cadres supérieurs s’effectue sur des entreprises financées en grande partie par les fonds publics, et donc par les impôts des citoyens. Pour que le gouvernement puisse contourner le veto du Président de la République, il lui faut la majorité des deux tiers, ce dont il ne dispose pas vis à vis de ce projet de loi. mip2008cpgrdk