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Dans le but de porter à terme des projets d’investissement en infrastructure, c’est à dire à long terme et en vue de faire fructifier d’autres rapports de productivité économique, Varsovie va lancer un appel à l’épargne publique où l’ensemble des titres devrait lui permettre de ramasser la somme de 300 millions d’euros. Les obligations seront ainsi disponibles sur les marchés financiers européens pour des clients spécifiques. Varsovie va ainsi allouer des fonds qui vont lui permettre de développer des projets locaux. De l’exploitation de ces projets en découlera une certaine rentabilité et donc une progression de la valeur des titres. Cela ressemble étroitement à la notion française de délégation de service public, à la différence près que la commune de Varsovie reste la personne morale de droit public chargée d’entreprendre les projets et que les sources de financement proviendront de l’émission de titres. Néanmoins, cette manière assez originale a de quoi remettre en cause les critères de la domanialité des biens des institutions publiques polonaises, puisqu’il s’agît de titres, ils sont donc normalement cessibles entre tiers, et peuvent faire l’objet de spéculation financière. mip2008cpgrdk
Varsovie va même aller plus loin car cette ville prévoit d’élargir cette émission de titre sur les dix prochaines années et faire en sorte que le patrimoine accumulé atteigne un milliard d’euros. Ce plan devrait être mis en oeuvre d’ici 2008, mais certains analystes financiers estiment qu’il ne prendra effet qu’entre 2009 et 2012. L’idée qui prévaut dans ce mode de financement original des constructions publiques vient du fait que l’émission de titres devrait être moins coûteuse que les prêts bancaires, et donc être plus rentable sur le moyen terme, comme le précise l’un des représentants de la ville de Varsovie, Arkadiusz Kamiński. La ville prévoit ainsi de grands travaux dont celle de nouvelles rues, de nouveaux ponts, du stade du club Legia, du centre scientifique Copernic, et du Musée des Arts Modernes.