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Le Président de la République de Pologne, Lech Kaczyński, s’est entretenu cette semaine avec le président français Nicolas Sarkozy afin de pouvoir élaborer un consensus en ce qui concerne le Traité de Lisbonne, et ce depuis que Lech Kaczyński a refusé d’apposer le contreseing présidentiel au projet de loi de ratification du Traité de Lisbonne qui avait été voté par les deux chambres parlementaires polonaises. Il avait expliqué, il y a quelques semaines de cela, son refus en raison du non qu’avait exprimé le peuple irlandais lors du référendum portant sur la ratification de ce même traité.
Lors de la réunion entre les deux présidents polonais et français, Lech Kaczyński a fait savoir au président Nicolas Sarkozy qu’il ne cherchait pas à rendre caduque le Traité de Lisbonne mais lui a certifié qu’il voulait élaborer une forme de compromis. Cette déclaration est doublement surprenante. D’une part, parce que c’est le président Lech Kaczyński qui a lui même participé aux négociations concernant ce Traité de Lisbonne. D’autre part, parce qu’il y a encore deux semaines, suite au refus du peuple irlandais de ratifier ce traité, Lech Kaczyński lui avait même déclaré que le Traité de Lisbonne était déjà mort. mip2008cpgrdk
La prise de position du président polonais reste assez ambiguë pour le président français. Non seulement le refus de ratifier le Traité de Lisbonne par la président polonais a été annoncé le premier jour de la présidence européenne de Nicolas Sarkozy, mais d’autre part, il cherche à élaborer un compromis alors que celui-ci a déjà maintes fois effectué des compromis. Le Traité de Lisbonne se base essentiellement sur un allègement de la bureaucratie et cherche à devenir une forme de constitution européenne. L’intégralité des États membres de la communauté européenne doivent le ratifier afin que celui-ci puisse rentrer en application. Pour l’instant, l’ensemble des pays membres ont ratifié ce traité par l’intermédiaire de leur parlements respectifs, à l’exception de l’Irlande qui s’y est opposée par référendum et à l’exception de la Pologne où c’est le président polonais qui vient de refuser cette ratification.