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Radosław Sikorski, actuel chef de la diplomatie polonaise, vient de s’entretenir avec la secrétaire d’État américaine Condoleeza Rice afin de tenter de faire progresser les négociations en ce qui concerne l’installation du bouclier antimissile sur le sol polonais. Bien que le ministre polonais des affaires étrangères estime que cet entretien ai été constructif et productif, il n’en reste pas moins qu’il y a pas eu de percée majeure capable de mettre un terme définitif à ces accords.
Les États Unis veulent placer une dizaine d’intercepteurs antimissile sur le sol polonais afin de protéger le continent américain, le continent européen et Israël contre toute attaque nucléaire émanant d’États jugés comme potentiellement dangereux, dont en première ligne l’Iran. Toutefois, l’actuel Premier Ministre polonais, Donald Tusk, fait tout ce qui est en son pouvoir pour que les négociations conduisent à ne pas remettre en cause la sécurité du territoire polonais, y compris à ce que cette coopération conduise au renforcement de la flotte militaire polonaise. Il met l’accent sur la coopération, et démontre que la Pologne n’est pas le 51ième état américain comme avait voulu le faire croire un officier américain. Cependant, le Premier Ministre polonais a fait aussi savoir qu’il ne s’agissait pas de bloquer de telles négociations, exprimant le fait que la Pologne devait rester l’un des partenaires privilégiés en matière de défense militaire en Europe Centrale et Orientale, mais ceci ne doit pas se faire à n’importe quel prix. mip2008cpgrdk
D’autres points de désaccords sont apparus lors de ces négociations. A titre d’exemple, les négociateurs polonais veulent que les États Unis d’Amérique installent des unités de défense dites « Patriot », et ce de manière permanente, alors que les autorités américaines leur ont fait savoir que de telles unités devaient rester sous le contrôle des forces américaines et que cette proposition ne pourrait être valable que durant une année. Le porte parole de la maison blanche Scott Stanzel a expliqué que les négociations avec les polonais allaient concerner à la fois l’installation de ce bouclier antimissile ainsi que d’autres points relatifs à la collaboration militaire entre la Pologne et les États Unis d’Amérique. Entre temps, il y a toujours des problèmes de politique interne puisque le président polonais Lech Kaczyński reste un fidèle défenseur de l’installation de ce bouclier antimissile, ce qui reflète les différences entreprises en matière de politique extérieure entre le gouvernement polonais et le président polonais, l’un appartenant au parti libéral de la Plate-forme Civique (PO) tandis que l’autre appartient au parti national et conservateur Droit et Justice (PiS). De même, la Russie reste toujours opposée à l’installation de ce bouclier antimissile aussi bien sur les sols tchèques comme polonais , et a menacé d’intervenir militairement si cela devait être nécessaire. Le gouvernement tchèque a aussi accepté l’installation du radar de ce même bouclier, mais le projet de loi de ratification de ces accords de coopération militaire doit recevoir l’accord du parlement tchèque, dans un pays où la majorité de la population y est opposée. C’est aussi le cas des polonais qui restent majoritairement opposés à l’installation de ce bouclier antimissile en Pologne.