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La ligue des députés européens contre Kaczyński.

vendredi 4 juillet 2008.
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Sur la plupart du territoire européens, c’est bien l’ensemble des politiciens qui ont adopté une position très critique vis à vis du Président de la République de la Pologne, c’est à dire Lech Kaczyński, parce que ce dernier vient de déclarer qu’il refusait de ratifier le Traité de Lisbonne après le non exprimé lors du référendum en Irlande. Certains députés européens comme Silvana Koch Mehrin, de tendance libérale et en provenance d’Allemagne, ont déclaré que le président polonais était à l’origine de la plupart des conflits au sein de l’Union Européenne, bref, il s’agirait d’un mauvais élève. Pour eux, le comportement du président polonais est en train de remettre en cause l’intégration de la Pologne au sein de l’Union Européenne. Il se pourrait même, d’après le député européen en question, qu’on expulse la Pologne de l’Union Européenne pour lui proposer d’autres formes de partenariats, comme on fait à l’heure actuelle avec des pays non européens. En effet, pour le président polonais, il n’y aurait plus aucun sens à ce que le Traité de Lisbonne soit signé car il le considère comme définitivement mort depuis que les irlandais s’y sont opposés par référendum. mip2008cpgrdk

Le Premier Ministre polonais, Donald Tusk, a déclaré qu’en aucun cas le comportement du président polonais ne consistait à servir les intérêts de la Pologne et il estime qu’une telle position ne ferra pas l’unanimité auprès des autres États européens. Il fait remarquer que le président polonais lui même a participé à l’élaboration de ce traité. Le Premier Ministre reconnaît qu’il y a des tensions entre son gouvernement appartenant au parti libéral de la Plate-forme Civique et le parti du président polonais qui est celui de Droit et Justice. Cependant, il estime que la ratification du traité ne doit pas dépendre des relations entre les deux partis politiques mais doit être faite dans les intérêts de la Pologne. Le ministre polonais de l’intérieur et de l’administration, Grzegorz Schetyna, s’est lui même déclaré surpris par les déclarations du président polonais. D’après le directeur du cabinet gouvernemental, Sławomir Nowak, cela confirme que l’administration du président reste assez confuse . Pour l’orateur de l’Assemblée National, Bronisław Komorowski, il est urgent que la Pologne ratifie le traité, il est même indispensable, au sein de la crise née du refus par le peuple irlandais de vouloir ratifier ce traité, que ce soit la Pologne qui aide l’Irlande à opérer le processus de ratification. La plupart des médias estiment aussi que le président polonais a profité que ce soit le premier jour de la présidence de l’Union Européenne par Nicolas Sarkozy pour le prendre en traite. Toutefois, certaines thèses concordent sur le fait que le vrai refus du président existait depuis plusieurs mois, voir même depuis plus d’une année.

Jarosław Kaczyński est le représentant des conservateurs polonais à travers le parti Droit et Justice (LiD), il représente ainsi, en grande partie, un électorat dont l’attachement aux valeurs chrétiennes reste assez important. Lors de la préparation du projet de loi de ratification du Traité de Lisbonne, les conflits qui existaient auparavant concernaient l’attachement du président polonais aux valeurs chrétiennes, qu’il voulait voir inscrites au niveau d’un préambule au sein de cette constitution. Le président polonais a été élu par les polonais, tout comme le gouvernement qui lui est plus libéral. Deux partis politiques qui expriment l’attachement à des valeurs qui divisent à l’heure actuelle un peuple : d’une part ceux qui s’attachent aux valeurs chrétiennes, d’autre part ceux qui comprennent le besoin d’accélérer le développement économique et social. Ces deux objectifs ne sont pas opposés. Seulement, à travers le non irlandais, le président voit de la même manière le non de l’électorat polonais polonais qui l’a élu, c’est à dire le même attachement aux valeurs chrétiennes. Si les députés européens s’acharnent contre le président polonais, si les députés de la Plate-forme Civique en font de même, il n’en reste pas moins que le président n’a jamais été contre l’Union Européenne tant que celle-ci reconnaît des valeurs qu’il considérait comme fondamentales. Malgré l’isolement sur la scène politique politique polonaise, une vague de soutien en sa faveur, en provenance du peuple polonais, est venue l’encourager dans sa position. Qui plus est, même le président tchèque a qualifié la position du président polonais de courageuse. Enfin, à l’heure de la mondialisation et du tout économique, la piqûre de rappel concernant les origines de la construction européenne n’est jamais de trop. Cette construction de l’unité européenne se base sur deux définitions, une subjective, et une autre objective, mais qui sont dépendantes l’une de l’autre. L’unité européenne prend sa naissance non pas dans les différents États européens, mais dans les régions européennes. Elle est née de la volonté de faire en sorte d’unir ces États européens perpétuellement en guerre, économique ou militaire, pour les allier et partager, mettre en commun leurs ressources pour faire face à la mondialisation. L’Europe est plus le fruit de fiefs, de régions, qui se sont agglomérées dans des États européens successifs au cours de l’Histoire. À travers ces différentes régions européennes, il s’agissait de défendre les intérêts commun, ce qui constitue la définition subjective, c’est à dire mettre en avant la volonté de se protéger. Objectivement, cette unité devait recouvrir une unité ethnique et culturelle, historique et géographique, religieuse et fondée sur le modèle de la démocratie, ce qui comporte un régime politique démocratique avec des élections, c’est à dire le pouvoir par le peuple et pour le peuple, une Respublica au service du peuple, qui l’exerce par lui même, ce qui fonde la démocratie, où les pouvoirs sont partagés entre un exécutif, un judiciaire et un législatif, car nul ne peut juger et faire les lois en même temps, et les évolutions juridiques récentes ont démontré que tout système démocratique ne peut pas se limiter à une structure keynésienne, ce qui contribue à rendre valide un tel régime que par l’introduction et l’application de droits et libertés fondamentales. La seule notion des droits de l’homme reste assez restrictif, car ils se limitent à l’homme, et d’un coup d’oeil à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, texte d’application dans le bloc de constitutionnalité français, on se rendra compte que le législateur ne s’était pas posé la question de l’application de ces derniers. Cette unité européenne est donc limitée géographiquement, c’est aussi une unité culturelle, qui reflète aussi certaines attaches religieuse, deux notions dépendant l’une de l’autre.

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