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Le directeur du groupe parlementaire du parti politique de la Plate-forme Civique (PO), Zbigniew Chlebowski, vient d’annoncer le week end dernier qu’il ne serait pas impossible que la Pologne signe avec les États Unis d’Amérique le projet d’installation du bouclier antimissile américain d’ici cette semaine. Il a même été jusqu’à préciser que les négociations devraient se relaxer par la suite, voir même au cours de cette semaine. Les américains veulent placer une dizaine de lanceurs intercepteurs d’ogives nucléaires qui pourraient être lancées à partir des États « jugés » délinquants tel que l’Iran. En contre partie, le gouvernement de la Plate-forme Civique tente de négocier une aide américaine au niveau du renforcement de sa flotte militaire et de la défense de son espace aérien. mip2008cpgrdk
Par ailleurs, Stanisław Koziej, l’un des conseillers du ministre polonais de la défense nationale, Bogdan Klich, a expliqué que ces explications ont de fortes chances d’arriver à se résoudre au cours du mois de juillet malgré la situation plus ou moins tendue. Les américains ont aussi été surpris par de telles déclarations car ils ne savent plus exactement quelle position ils doivent prendre vis à vis de la Pologne. Ils ont tout simplement répondu qu’ils répondraient d’ici un mois aux conditions qu’avait fixées la Pologne pour l’installation de ce bouclier antimissile. Pour le général Koziej, il est clair que le fait d’autoriser les américains à installer leur base de bouclier antimissile doit s’accompagner de l’aide américaine en matière de stratégie de défense militaire, de services de renseignement, d’équipage de la flotte aérienne polonaise, ainsi qu’à devoir rembourser les frais occasionnés par l’installation de ces bases. Il s’agît de faire en sorte que la Pologne soit traitée sur le même pied d’égalité et de montrer qu’elle ne peut pas uniquement se contenter d’une faible contrepartie financière. Le général Koziej estime aussi que les rumeurs suivant lesquelles les États Unis d’Amérique pourraient choisir un autre pays pour accueillir leurs bases de lancement antimissile telle que la Lituanie n’est rien d’autre qu’une pression que les autorités américaines ont l’habitude faire pour contraindre d’autres pays. C’est une façon de faire monter la pression sur les négociateurs polonais.
Entre temps, la situation politique aux États Unis d’Amérique est loin d’être aussi stable avec l’arrivée des élections présidentielles. Le camp des démocrates devient de plus en plus populaire et obtient de plus en plus de chances de l’emporter, face au camp des républicains. L’un des derniers arguments présentés par le candidat république fut de faire de l’Iran l’ennemi le plus important des américains, ce à quoi le candidat démocrate a répondu que le véritable problème n’était pas en Iran, mais au sein des compagnies pétrolières américaines. Si le candidat démocrate ressort vainqueur, il y a des chances pour que le projet de bouclier antimissile soit abandonné.