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L’ancienne député qui travaillait autrefois pour le parti politique de la Plate-forme Civique vient de voir sa situation juridique un peu plus menacée. En effet, cette fois-ci le ministère public vient de remettre en avant un ancien réquisitoire concernant l’ancienne député. Beata Dorota Sawicka est suspectée d’avoir participé à des actes d’incitation au versement de pots de vin liés à l’attribution de certaines parcelles de terrain, et elle risque dorénavant une peine d’emprisonnement de dix années. Dans cette affaire, elle ainsi que le maire de la commune de Hel avaient été arrêtés après avoir été pris en flagrance lors d’une opération qui avait été menée par le Bureau Central de Lutte contre la Corruption en Pologne, et ce à la veille des dernières élections législatives d’octobre 2007. Pour éviter que le scandale ne porte préjudice à la campagne électorale du parti politique de la Plate-forme Civique, la député avait été renvoyée de son parti. Cette affaire avait aussi attiré l’attention des médias polonais qui y voyaient une nouvelle fois de plus le Bureau Central de Lutte contre la Corruption user de prérogatives exorbitantes de son domaine d’attribution, rappelant ainsi que cet organe n’a pas à tendre des pièges consistant à soudoyer les personnes assujetties aux enquêtes en leur proposant le versement de pots de vin. mip2008cpgrdk
Entre temps, le cabinet du Premier Ministre polonais vient de révéler que l’agence américaine FBI était aussi impliquée au niveau de l’arrestation de Beata Sawicka. Le FBI aurait ainsi préparé les documents qui ont été utilisés par le Bureau Central de Lutte contre la Corruption en Pologne ( CBA : Centralne Biuro Antykorupcyne ). Cependant, d’après les médias polonais, il se trouve que les autorités américaines avaient préparés ces documents dans le seul but de lutter contre des cas de criminalité au niveau international, et non pas en vue de les utiliser dans une perspective de lutte politique. C’est du moins ce dont est suspecté le Bureau de Lutte contre la Corruption, dont les dirigeants sont de proches collaborateurs des frères Kaczyński, dirigeants du parti politique Droit et Justice, et adversaires de la Plate-forme Civique. Lorsque l’agence américaine a appris leur utilisation à des fins politiques, celle-ci aurait cessé toute forme de collaboration avec les autorités polonaises du Bureau du Lutte contre la Corruption. Pour l’un des plus importants représentants du parti politique de la Plate-forme Civique, Zbigniew Chlebowski, s’il s’avère que cette affaire se révèle exacte, il y a de fortes chances pour qu’elle représente un nouveau scandale d’ordre politique, et ceci d’autant plus que la loi interdit le Centre de Lutte contre la Corruption de travailler avec toute autre forme de services de renseignement. Le Garde des Sceaux polonais est lui même intervenu en précisant que cette affaire pourrait coûter la tête du dirigeant de cet organe, c’est à dire Mariusz Kamiński, qui est déjà lui même impliqué dans un scandale du même genre, c’est à dire celui impliquant Andrzej Lepper, dirigeant de Samoobrona, dans une affaire de corruption qui n’a jamais été prouvée et à partir de laquelle les anciens dirigeants de l’ancien gouvernement polonais sont suspectés d’avoir utilisé le bureau en question dans une perspective purement politique.
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