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En cette période de scandale qui vient d’être soulevée depuis la publication du récent ouvrage accusant l’ancien Président de la République de Pologne, Lech Wałęsa (Lech Walesa), d’avoir été un espion au service des forces de la police secrète communiste dans la décennie des années 1970, l’actuel gouvernement polonais vient d’annoncer une réforme de l’Institut National Polonais du Souvenir, qui est l’institution qui a pris en compte les travaux de recherche des deux historiens qui sont les auteurs de cet ouvrage, mais aussi où se trouve l’un des directeurs qui est un proche collaborateur des frères jumeaux Kaczyński.
L’Institut National du Souvenir a pour objectif de rendre compte de la trace de l’époque communiste en Pologne, mais récemment, la publication de ce nouvel ouvrage a eu pour effet de produire une calomnie sérieuse vis à vis d’un président polonais, et remet profondément en cause le travail des deux historiens alors que ces derniers se devaient avant tout d’être objectifs. Le parti au pouvoir au niveau du gouvernement, c’est à dire la Plate-forme Civique (PO), a annoncé qu’elle ne souhaitait pas voir l’Institut Polonais du Souvenir devenir un outil de propagande politique où chacun des opposants des différents partis politique s’en serviraient pour porter sur les autres toute forme d’accusation, et si possible en faisant croire que l’un d’entre eux aurait été un ancien espion au service des soviétiques. Grzegorz Dolniak, membre de la Plate-forme Civique, a lui même expliqué que cette réforme relevait d’un consensus politique, et ce alors même que les mouvements politiques de la gauche polonaise souhaitent tout simplement l’élimination de cet institut. De même qu’il est nécessaire d’octroyer tout forme de participation politique au sein de l’Institut National du Souvenir. Toutefois, en voulant limiter les pouvoir au sein de cet institut, la Plate-forme Civique se retrouve elle même accusée de vouloir protéger ses propres partisans. Du côté de Grzegorz Dolniak, il n’y a encore rien de précisé en ce qui concerne cette réforme, ce qui est sûr, c’est qu’il considère que le rôle de l’Institut National du Souvenir doit avant tout être éducatif et non pas de jouer aux enquêteurs. mip2008cpgrdk
Ce projet de réforme ne sera toutefois pas possible si l’actuelle coalition gouvernement alliant à la fois la Plate-forme Civique (PO) ainsi que le Parti des Paysans Polonais (PSL) n’obtient pas l’appui de l’Alliance Démocratique de Gauche (SLD). Ce projet de réforme rencontre l’hostilité du parti conservateur Droit et Justice (PiS). L’un des députés de Droit et Justice, Paweł Kowal, a expliqué que la Plate-forme Civique devrait rester à distance face à ce projet de réforme et éviter toute forme de censure. Un autre député de Droit et Justice, Jacek Kurski, a organisé une mobilisation de soutient pour l’Institut National du souvenir sous le slogan « Ne touchez pas à l’Institut National du souvenir ». Pour les membres de Droit et Justice, il s’agit de lutter pour ce qu’ils nomment une avancée importante de la Pologne en lui permettant de lutter contre les injustices du passé et suivant lesquelles les polonais auraient tant souffert.