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En ce vendredi dernier, c’est l’ensemble des députés de la Sejm, c’est à dire l’Assemblée Nationale polonaise, qui s’est prononcée contre la motion de censure que le principal parti politique, c’est à dire Droit et Justice (PiS), avait essayée de soulever à l’encontre de l’actuel ministre polonais des finances publiques, Jacek Rostowski, appartenant à la formation politique de la Plate-forme Civique (PO).
Le vote en ce qui concerne cette mention de censure fut précédé d’un débat vis à vis de l’actuelle politique fiscale gouvernementale. Le ministre polonais des finances publiques avait lui même annoncé auprès de la presse polonaise qu’il était sûr que le gouvernement allait l’emporter lors du débat public au sein du parlement, et ceci d’autant plus que le gouvernement de Donald Tusk est en train de prouver par son action à quel point il mettait tout en oeuvre pour stabiliser l’économie polonaise, ce qui ne fut pas le cas avec le précédent gouvernement. Jacek Rostowski s’est aussi permis de qualifier le parti d’opposition Droit et Justice d’être cynique et ignorant. Il serait temps, suivant ce dernier, de mettre fin à la bombe financière qu’avait installée Jarosław Kaczyński lors de son mandant en tant que Premier Ministre, et ceci d’autant plus que les mesures fiscales qui avaient été entreprise par l’ancien Premier Ministre pourraient conduire la Pologne à la ruine. Notons aussi que ces mesures avaient souvent rencontré l’opposition de l’ancienne ministre polonaise des finances publiques, Anna Gilowska, dont les deux vives oppositions se rencontrèrent d’une part lors des réformes pré électorales de septembre 2007, et d’autre part lors des tensions entre l’ancienne ministre et sa vice ministre des finances publiques. mip2008cpgrdk
Le parti Droit et Justice a essayé de freiner les réformes entreprises par le nouveau gouvernement en soulevant une motion de censure contre l’actuel ministre des finances publiques. La contestation concerne les prix du carburant que le gouvernement refuse de baisser. Il s’agît ici d’une crise énergétique mondiale qui touche par ailleurs l’intégralité des gouvernements européens, mis à part les pays européens exportateurs tel que la Norvège ou encore la Russie. Cette augmentation est due à une baisse des réserves au niveau mondial, plus une ressource se raréfie, plus elle devient coûteuse, il devient donc plus que primordial de développer d’autres formes d’énergie avant que cette crise énergétique ne s’amplifie. Le secteur des transports est particulièrement touché.
Pour ce qui est du parti Droit et Justice, celui-ci estime que si le gouvernement ne baisse pas les taxes sur la valeur ajoutée des carburants, les finances publiques polonaises iraient droit à la catastrophe. Cette motion de censure avait aussi gagné la faveur de l’opposition politique de gauche, c’est à dire le parti de l’Alliance Démocratique de Gauche.
Par ailleurs, les députés viennent aussi de nommer un nouveau magistrat au niveau du conseil constitutionnel polonais afin de remplacer l’actuel président de ce tribunal, Jerzy Stępień (Stepien), dont le mandat se termine en juin. Du côté du parti de la Plate-forme Civique, on a proposé le professeur Stanisław Biernat, spécialiste en droit de la Communauté Européenne et sur la question des aspects constitutionnels de l’adhésion de la Pologne au sein de l’Europe. Cette session parlementaire s’est aussi consacrée à la prise en charge des amendements proposés par le sénat en ce qui concerne le projet de loi de réforme des chaînes de télévision publique ainsi qu’en matière de transplantation médicale.