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L’arrivée d’une main d’oeuvre peu coûteuse et fortement qualifiée en provenance de Pologne sur le sol britannique a pour conséquence la perte de compétitivité des salariés britanniques au sein de leur propres emplois. Dans un pays où la législation du travail est loin d’être très protectrice, il en résulte de nombreuses pertes d’emplois pour les britanniques qui répondent par des actes criminels de plus en plus nombreux.
C’est ainsi qu’un jeune charpentier polonais âgé de 28 ans, travaillant à Edinbourgh, a été victime d’une agression physique en raison de sa nationalité. Les personnes qui sont à l’origine de ce passage à tabac ont expliqué leur geste parce que d’après eux les polonais seraient en train de leur voler leur travail. Le jeune homme en question se nomme Michał Kaszetan. Il s’agît d’un cas d’agression parmi tant d’autres, comme l’explique l’un des représentants de la fédération des polonais en Grande Bretage, Wiktor Moszczynski, et qui démontre au sein de la publication de l’un de ses rapports que la criminalité vis à vis des polonais ne cesse d’augmenter. Le rapport en question dévoile plus d’une cinquantaine d’agressions de ce type. Pour les forces de police travaillant à Londres, plus de 48 agressions assez sérieuses ont été rapportées entre décembre 2006 et novembre 2007. Ce nombre reste assez significatif, car il ne prend pas en compte le nombre de personnes qui se sont faites agressées mais qui n’ont pas porté plainte. mip2008cpgrdk
L’un des porte-paroles du Parti National Britannique estime pour sa part que ces agressions ne proviennent pas de la présence des polonais. Il estime que ce genre de comportement est le résultat d’une certaine frustration des britanniques quand ils voient que leurs employeurs les renvoient pour les remplacer par des employés moins chers.
Krzysztof Lisek, président de la commission parlementaire chargée des questions en matière de politique étrangère, a expliqué que s’il n’y avait pas d’alternative à la progression des agressions contre les polonais, le ministère polonais des affaires étrangère serait alors dans l’obligation de prendre des mesures. Entre temps, les médias polonais de Londres viennent de publier les résultats d’une enquête suivant laquelle plus d’un cinquième de la population émigrée sur le sol britannique serait prête à quitter les Îles Britanniques et à revenir en Pologne d’ici la prochaine année, et 8% sera même prêts à rejoindre le sol polonais d’ici les trois prochains mois. Il reste toutefois un autre cinquième de cette population qui ne sait pas si elle va rester ou quitter les Îles Britanniques, tandis qu’un autre cinquième a affirmé vouloir rester d’ici les trois prochaines années. Les 35% restants ont expliqué qu’ils resteraient au Royaume Uni. Bien que les institutions aient enregistré une baisse du taux de migration en direction du Royaume Uni, il n’en reste pas moins qu’il n’y a aucune information attestant de départ des polonais revenant s’installer sur le sol polonais. Ce changement de situation s’expliquerait en raison de la baisse de la monnaie britannique, mais aussi en raison du fait que les polonais, qui sont venus s’installer à court terme, commencent à sentir leur passage comme devenant de moins en moins rentable.