|
|
|||||||||||
Jeudi dernier, le tribunal de Piotrkow vient de commencer qui oppose l’ancien vice Premier Ministre polonais et ministre de l’agriculture, sous le gouvernement de Jaroslaw Kaczynski, à Aneta Krawczyk, une de ses anciennes employées qui l’accuse de harcèlement sexuel et de pressions économiques en vue d’obliger cette dernière à accorder ce genre de faveur. Andrzej Lepper est arrivé en retard à ce procès, et paraissait visiblement énervé. A l’opposé, le témoignage de Aneta Krawczyk aurait largement ému l’ensemble de la cour.
C’est à décembre 2006 que remonte cette affaire, où l’ancienne employée du parti politique de l’Autodéfense de la République de Pologne (Samooborona), avait accusé à la fois le dirigeant de ce parti, c’est à dire Andrzej Lepper, ainsi que l’ancien vice directeur de ce parti, Stanislaw Lyzwinski, de lui avoir proposé une forme de promotion canapé : celle-ci pouvait obtenir une certaine avancée sociale au sein du parti si elle consentait à certains avantages d’ordre sexuel. Elle avait aussi accusé Stanislaw Lyzwinski d’être le père de l’une de ses enfants, mais des tests ADN ont confirmé que ni Andrzej Lepper, ni Stanislaw Lyzwinski ne pouvaient être le père de cet enfant. mip2008cpgrdk
Pour l’instant, le procès se tient à huit clos en vue de protéger chacune des parties au procès. Andrzej Lepper avait juste affirmé avant son procès qu’il était innocent, et qu’il espérait que le statut d’indépendance de la justice puisse lui permettre de disposer d’un procès objectif. Il a ajouté qu’il n’existait aucun témoin permettant de confirmer les accusations faites par Aneta Krawczyk. L’avocate de Aneta Krawczyk, Maître Agata Kalinska Moc, a expliqué à la presse polonaise que sa cliente voulait éviter l’attention des médias et n’apparaîtrait qu’auprès de la cour.