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Relations tendues entre la Belgique et la RDC

mardi 27 mai 2008.
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Suite à sa récente visite en République Démocratique du Congo, le ministre belge des Affaires étrangères, monsieur Karel De Gucht, a eu le don d’irriter quelque peu les dirigeants congolais en déclarant notamment : « les 200 millions de dollars que nous vous donnons au titre de l’aide nous donnent un « droit de regard moral » sur votre politique. »mip2008fwbk

Depuis l’indépendance du congo en 1960 et le coup d’état du général Mobutu en 1965 qui saisit l’occasion pour dénoncer la corruption existant entre la Belgique et le Congo et dans le même temps s’octroyer les pleins pouvoirs pour une durée de 5 ans, le pays n’a pas connu de véritable essort économique ou social. Durant son règne, jusqu’en 1997, le Président Mobutu a engrangé une fortune personnelle estimée à 4 milliards de dollars ce que les gouvernements occidentaux ne pouvaient pas ignorer mais sans doute que les intérêts retirés des nombreuses entreprises étrangères présentes en RDC devaient être prioritaires.

Aujourd’hui, alors que la dette extérieure de la RDC est estimée à près de 14 milliards de dollars, le Président Kabila et son gouvernement viennent de signer des accords de partenariat entre la RDC et un Groupement d’entreprises chinoises pour un montant équivalent de 9 milliards de dollars. Selon les représentants du gouvernement congolais et en particulier le ministre des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction, monsieur Pierre Lumbi, c’est le meilleur contrat que la RDC n’ait jamais signé avec des investisseurs étrangers. Le remboursement de l’emprunt a été prévu sous forme de « troc » avec les sociétés chinoises : le partenariat prévoit 68% pour les chinois et 32% pour la Gecamines qui cédera sa part de production pour le paiement de la dette.
Concernant les infrastructures, il est prévu plus de 3000 kilomètres de routes bitumées, 3200 kilomètres de chemins de fer, la construction de 2 barrages hydroélectriques, la construction de nombreux hôpitaux modernes, de logements, de centres universitaires, etc.

En réaction aux déclarations de monsieur De Gucht, le gouvernement congolais n’a pas voulu rompre les relations diplomatiques avec la Belgique comme ce fut le cas fin des années 80. L’ambassadeur à Bruxelles a été rappelé à Kinshasa et le consulat à Anvers est momentanément fermé. Monsieur Pierre Lumbi a par ailleurs souligné que les partenariats avec les occidentaux ainsi que les donations étaient nécessaires à la RDC et a également adressé un message au ministre belge des Affaires étrangères en déclarant : « nous voulons savoir où sont utilisés ces 200 millions de la Coopération belge, à quoi ils sont dépensés, nous aussi nous savons compter. D’autres partenaires, la Grande Bretagne, l’Union européenne, nous accordent plus d’aide mais se montrent infiniment plus respectueux. »

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