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La Coalition Démocratique de Gauche, c’est à dire le LiD (Gauche et Démocratie), qui réunissait plusieurs partis de sensibilité politique de gauche, en rassemblant un éventail qui partait des communistes de l’ancienne république populaire jusqu’aux libéraux, tout en passant par des socialistes qui s’y tenaient en équilibre instable, avait pour but d’essayer de produire un barrage politique contre la Plate-forme Civique (PO) et Droit et Justice (PiS) lors des précédentes élections législatives. L’union fait normalement la force, sauf que l’esprit de coalition n’existe plus, et ce en raison des différentes appartenances politiques et des projets de chacun des partis associés à cette coalition. Parmi les partis politiques qui composaient la Coalition Gauche et Démocratie, on pouvait compter :
Cette scission de la Coalition Gauche et Démocratie avait été provoquée par le parti, majoritaire qu’est l’Alliance Démocratique de Gauche, pour des raisons à la fois politiques, mais aussi en raison de profonds désaccords en ce qui concerne l’installation du bouclier antimissile américain sur le territoire polonais. Désormais, c’est le dirigeant du parti de la démocratie sociale en Pologne (SdPl), Marek Borowski, qui a décidé de se retirer de la Coalition Gauche et démocratie que fut le LiD. Il a justifié ce départ en expliquant qu’il désirait que son parti politique puisse retrouver une certaine indépendance, tout en qualifiant cette scission de coupure en bon terme. Il ne peut envisager de prochaines coopérations avec le SLD que si les deux partis sont traités à égalité. En outre, Marek Borowski ajoute comme troisième raison le fait que le SLD ai déjà lancé les dés de la séparation avec le parti démocrate (PD) il y a deux semaines de cela, et ceci sans avoir auparavant consulté les différents partis politiques partenaires au sein de cette coalition.
Néanmoins, les dirigeants de l’Alliance Démocratique de Gauche ne l’entendent pas de la même manière. Au lieu de revoir leur comportement vis à vis de leurs partenaires, ils préfèrent rejeter la faute sur le parti de la démocratie sociale en Pologne en l’accusant d’avoir abandonné l’électorat de centre gauche pour ne s’attacher qu’à un autre électorat beaucoup plus libéral. L’un des portes-parole de l’Alliance Démocratique de Gauche à la Sejm, Jerzy Szmajdzinski, a lui même qualifié la décision du parti de la démocratie sociale en Pologne comme fragilisant la gauche polonaise, sans chercher à savoir si la décision qui avait été prise par le SLD vis à vis du PD ne consistait pas à fragiliser d’avantage la gauche en Pologne. Le dirigeant de l’Alliance Démocratique de Gauche avait par ailleurs annoncé dans un élan de fierté cette séparation , alors qu’elle aurait pu être qualifiée de rejet discriminatoire à la limite de constituer un abus de pouvoir au sein d’une coalition de partenaires associés. Il ne s’est jamais posé la question qu’il venait de prendre une décision qui venait de confirmer, non pas l’influence illusoire du SLD au sein du LiD, mais plutôt l’existence d’un fragile écosystème politique au sein de la gauche politique polonaise, et qu’il a ainsi sacrifiée. Qui plus est, Jerzy Smajdowski justifie de plus belle la séparation avec le parti démocratique (PD) en expliquant que les programmes des trois partis politiques restant, UP, SLD et SdPl, sont identiques, ce qui signifie que le sacrifice du Parti démocratique ne représentait rien aux yeux des communistes du SLD. Du côté du SdPl, on peut aisément très bien comprendre une position plus isolée, puisque le plus grand parti tendait à se débarrasser des plus petits partenaires qui pouvaient, ensemble, jouer un contrepoids politique.