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Le Comité Parlementaire de Déontologie vient de réprimander l’ancien ministre polonais de la défense nationale, Aleksander Szczyglo, appartenant au parti politique Droit et Justice, et ce pour avoir tenu des propos injuriux lors d’une déclaration vis à vis des soldats polonais qui sont impliqués dans l’attaque au mortier sur des civils afghans. Il a qualifié les sept soldats en question de « bande d’abrutis finis qui ne savaient tirer sur des civils. »
Lors des événements qui avaient couvert l’actualité d’il y a quelques mois, il avait expliqué à la presse polonaise que les soldats étaient en ce moment interrogés et qu’ils devaient répondre de leurs actes. Cependant, quelques mois plus tard, l’actualité a tourné en faveur des soldats polonais puisqu’il a été prouvé que le village afghan en question, qui avait été attaqué par les tirs de mortier des soldats polonais, était en réalité un refuge pour les talibans. Néanmoins, au moment des faits couvrant l’incarcération des soldats polonais et de leur interrogatoire, l’ancien ministre de la défense nationale s’était permis de dire à des journalistes : « S’il vous plaît, ne me dites pas que je suis tout de même responsable de cette bande de crétins qui tirent sur des civils ». Le jour suivant, il avait présenté ses excuses, en expliquant que ces mots étaient malencontreusement sortis de sa bouche alors qu’ils n’avaient pas été nécessaires, mas aussi en ajoutant que l’innocence des soldats n’était pas prouvée, tout comme leur culpabilité.
Toutefois, le nouveau gouvernement dirigé par la Plate-forme Civique (PO) a fait avancé une motion auprès du Comité Parlementaire de Déontologie car ce parti estime que l’ancien ministre de la défense nationale, qui est aussi en ce moment le président adjoint du comité parlementaire de la défense nationale, était avant tout responsable de la réputation et de l’image des soldats polonais. Alors que la Plate-forme Civique désirait que Aleksander Szczyglo soit sanctionné, le président du Comité Parlementaire de Déontologie, c’est à dire Franciszek Stefaniuk, appartenant au Parti des Paysans Polonais, a préféré s’en tenir à une réprimande parce que l’ancien ministre avait présenté publiquement ses excuses.
L’actuel Comité Parlementaire de Déontologie dispose de l’autorité nécessaire pour pouvoir réprimander les parlementaires, mais aussi les réprouver ou les admonester.