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La ministre polonaise de la santé publique, Ewa Kopacz, vient d’annoncer que la Journée Mondiale pour la Santé représentait avant tout une bonne opportunité pour présenter les réformes qui viendront s’appliquer au sein du secteur de la santé publique en Pologne ainsi que de son système de sécurité sociale. Cette Journée Mondiale pour la Santé est organisée chaque année par l’Organisation Mondiale de la Santé et cet événement est souvent l’occasion de se pencher sur l’évolution de la santé au niveau mondial. Le sujet de cette année concernait les effets sur la santé en provenance du changement climatique. La ministre en a profité pour se rendre à l’Hôpital Central de l’Enseignement de la Faculté de Médecine de Katowice. Il s’est entretenue avec les agents travaillant au sein du système de sécurité sociale ainsi qu’avec les étudiants en médecine afin de leur présenter les principaux objectifs du projet de réforme du secteur médical polonais, en portant en particulier l’accent sur le fait d’abolir l’internat en troisième cycle pour les médecins. Elle doit aussi participer à une messe à l’intention des employés du secteur de la santé publique qui devra avoir lieu à la cathédrale de Wawel à Cracovie. Il est aussi prévu qu’elle rencontre le cardinal Stanislaw Dziwisz.
Entre temps, une conférence a été tenue à Varsovie afin d’entreprendre différentes mesures visant à limiter la corruption au sein du secteur de la santé publique. D’après les salariés de ce secteur, les cas de corruption sont très fréquents et il s’agirait d’entreprendre une réforme radicale de la réglementation du système médical. Le président du Conseil Supérieur de la Santé, Konstanty Radziwill, a annoncé que la vie et la santé représentent des intérêts tellement fondamentaux qu’il en résultera toujours des affaires de corruption, il a ainsi conseillé le gouvernement polonais de bien vouloir augmenter les dépenses publiques dans ce secteur. Néanmoins, la hausse des dépenses dans le secteur de la santé publique n’est pas ce qui a résolu les problèmes de corruption, il suffit de jeter un coup d’oeil sur la crise de l’État providence en France et des abus habituels de la plupart des médecins pour en déduire que plus un système de sécurité sociale ouvre les portes des dépenses, plus les finances contribuent à enrichir les poches du personnel médical, et dans un cas comme dans l’autre, c’est le citoyen et les entreprises en tant que contribuables qui se font arnaqués.