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La Pologne et les États Unis d’Amérique sont toujours en pourparlers en ce qui concerne l’installation du bouclier antimissile sur le sol polonais. La Pologne désire que les États Unis d’Amérique s’engagent à assurer le soutien de la défense aérienne polonaise en vue de diminuer les risques pour la sécurité du territoire proportionnellement au déploiement de ce bouclier. Les forces militaires polonaises désireraient en particulier que les forces américaines modernisent la défense aérienne de moyenne et courte portée. La semaine dernière, le ministre délégué de la Pologne aux affaires étrangères, Witold Waszczykowski, lors d’une session concernant le comité parlementaire destiné à la politique extérieure, a annoncé que les États unis d’Amérique allaient proposer toute une série de résolutions concrètes et sérieuses visant à aider les forces armées polonaises, et ce bien avant la fin du mandat de l’actuel président américain Georges W. Bush.
Entre temps, l’un des représentants du parti politique au gouvernement, c’est à dire Zbigniew Chlebowski pour le parti de la Plate-forme Civique (PO), a annoncé qu’en aucun cas l’actuel gouvernement n’avait fait en sorte d’intensifier les exigences de sécurité auprès des États Unis d’Amérique. Il réfute toute idée de chantage qui aurait été effectuée par le gouvernement de la PO. Il a décrite les négociations avec les États Unis d’Amérique comme solides et a assuré qu’en aucun cas le degré d’exigence en matière de sécurité n’avait changé, tout en faisant prévaloir le fait que la modernisation des troupes polonaises ne pourrait se faire que si et seulement si les autorités américaines y étaient d’accord.
Le déploiement du bouclier antimissile américain sur le sol polonais et sur le sol tchèque a aussi a fait l’objet de pourparlers lors du sommet de l’OTAN à Bucarest, et ce dans le but de pouvoir rendre complémentaires à la fois le système du bouclier antimissile américain et le système de défense de l’OTAN.
Cette évolution des accords contraste avec les précédentes négociations pendant le mois de mars et qui ne semblaient guère objectives. En effet, le porte parole du ministère des affaires étrangères, Piotr Paszkowski, avait récemment rapporté que les précédentes négociations n’étaient pas arrivées à un accord collectif mais qu’elles continuaient d’engager les pourparlers. Cette annonce avait servi à contraster une autre annonce qui avait été faite par la presse polonaise et qui consistait à dire que le ministre polonais des affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, aurait réussi à mettre un terme à ces négociations par le biais d’une téléconférence. Piotr Paszkowski a ainsi expliqué que lors de cette précédente téléconférence, le ministre polonais avait juste présenté les positions de la Pologne mais en aucun cas il n’était parvenu à un accord.
Par ailleurs, au niveau de la localité de Slupsk qui doit recevoir la base américaine, c’est une grande majorité de la population qui proteste contre l’installation de cette même base, sachant que les opposants font partis des populations les plus âgées alors que le faible pourcentage d’habitants qui s’y sont exprimés favorablement sont essentiellement des jeunes, d’après les études statistiques de cette localité. L’installation de cette base devrait permettre à la région de recevoir plus de 100 millions de zlotys. La base va précisément se positionner au sein du village de Redzikowo, près de Slupsk.