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La Coalition Démocratique de Gauche, LiD, qui rassemblait une union de certains partis politiques de la gauche politique polonaise, vient de se terminer. Le dirigeant du Parti de l’Alliance Démocratique de Gauche (SLD), Wojciech Olejniczak, vient d’annoncer que son parti et celui du parti de la Démocratie Sociale de Pologne (SdPl) ont décidé de mettre fin à leur alliance avec le Parti Démocratique (PD). Wojciech Olejniczak a expliqué que cette alliance avait été élaborée en raison des activités du parti conservateur Droit et Justice (PiS) lorsque celui-ci était au pouvoir, mais la coopération entre les différents partis de gauche est loin d’être parfaite, ceci d’autant plus qu’il y a de fortes oppositions aussi bien au niveau des projets politiques que des idées. Pour Wojciech Olejniczak, il voulait que son parti se concentre sur le développement des idées socialistes propres à son parti, et non pas tenir compte des théories plus libérales émises par le Parti Démocratique. Il espère néanmoins que les députés appartenant au Parti Démocratique vont pouvoir rester au sein du même club parlementaire avec les députés de l’Alliance Démocratique de Gauche et ceux de la Démocratie Sociale Polonaise. Pour l’instant, le Parti Démocratique dispose de trois députés au sein de la Sejm. La Sejm étant la chambre parlementaire qui a voté en faveur du projet de loi de ratification du Traité de Lisbonne mardi premier avril, la Diète étant le Sénat polonais et qui lui doit encore se prononcer sur ce projet de loi.
Le dirigeant du parti démocratique, Janusz Onyszkiewicz, a expliqué que la décision de cette rupture n’avait fait l’objet d’aucune discussion avec les partenaires de l’ancienne coalition socialiste. Il estime tout simplement que l’Alliance Démocratique de Gauche avait commencé à bloquer toute initiative de la part du parti démocratique et qu’il lui était devenu impossible de pouvoir faire prévaloir ses idées. Un autre député appartenant au Parti Démocratique, Bogdan Lis, a lui précisé dans cette affaire que cette scission était mauvaise pour l’image des partenaires de l’ancienne coalition et que le parti de l’Alliance Démocratique de Gauche s’était lui même tiré une balle dans le pied en faisant cela. En effet, la Coalition Démocratique de Gauche représentait la troisième force sur la scène politique polonaise. L’Alliance Démocratique de Gauche a prise sa décision sous forme de vote, à huit clos, elle a ainsi déclaré cette scission mais a précisé que toute coopération avec les deux autres partis politiques était encore possible. Au niveau du Parti de la Démocratie Sociale Polonaise (SdPl), son dirigeant, Marek Borowski, a expliqué qu’une gauche qui est composée de rivalités internes ne peut que conduire à sa propre chute.
C’est toutefois le secrétaire général de l’Alliance Démocratique de Gauche, Gregorz Napieralski, qui renforce sa position contre l’existence de la Coalition Démocratique de Gauche. En effet, il estime que son parti politique, qui a des tendances communistes, présente des visions de la vie politique qui sont incompatibles avec les deux autres partis qu’il juge plus centristes, et qu’il serait temps de créer une nouvelle alliance politique de gauche composée des syndicats ainsi que des mouvements régionaux de la gauche. Il a aussi critiqué le dirigeant de l’Alliance Démocratique de Gauche car ce dernier n’avait pas informé les partenaires de l’ancienne coalition. Cette scission politique produit néanmoins des conséquences au niveau des sondages. Alors que le parti politique de la Plate-forme Civique connaît un succès continuellement croissant, avec plus de la moitié de l’opinion publique polonaise qui soutient ce parti politique, celui-ci est suivi par le parti de Droit et Justice avec un cinquième de la population polonaise qui le soutient, qui est lui même suivi de l’Alliance Démocratique de Gauche qui est descendu à 5%, tandis que le Parti des Paysans Polonais dispose de 4% du soutien de l’opinion publique.