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Le représentant parlementaire du parti politique de Droit et Justice (PiS), Przemyslaw Gosiewski, a proposé une forme de compromis en ce qui concerne le processus de ratification du Traité de Lisbonne, et dont le but serait d’éviter de devoir passer par un référendum national. Il a ainsi proposé la solution suivante qui consiste à faire en sorte que les membres du parti de Droit et Justice (PiS) acceptent la résolution du gouvernement vis à vis des accords qui ont été conclus entre les différents États membres à condition que le gouvernement dirigé par le parti de la Plate-forme Civique (PO) prenne aussi en compte les résolutions émises par le parti Droit et Justice. Il s’est aussi permis de commenter l’affirmation suivant laquelle le fait que le Président de la République s’oppose à la signature d’un projet de loi puisse être un acte constitutionnel, en disant que les experts juridiques de Droit et Justice avaient apporté la preuve du contraire. Par ailleurs, d’autres sources en provenance de Droit et Justice estime que cet argument avait été lancé par la Plate-forme Civique dans le but d’effectuer une forme de pression sur le président et le contraindre à céder en ce qui concerne les amendements qu’il désire ajouter au projet de loi de ratification.
Il s’agit d’après ce député de mettre en avant des garanties visant à protéger la souveraineté de la Pologne, la prédominance de la constitution polonaise sur le traité européen, et reconnaître que les droits de la famille doivent être défendus à travers une résolution parlementaire. Cette proposition de Przemyslaw Gosiewski est toutefois plus souple que l’annonce qui a été faite par le secrétaire de Droit et Justice, Krzysztof Tchorzewski, qui avait expliqué que son parti n’accepterait aucune ratification tant les résolutions de Droit et Justice ne seraient pas acceptées. Le parti Droit et Justice désire aussi que soit inscrite dans les dispositions en question que l’accord du président, du gouvernement, et du parlement seront nécessaires en vue de déclencher la procédure dite des accords de Ionina, accords qui permettent à un certain nombre d’Etats membres de l’Union Européenne de pouvoir s’opposer à des décisions européennes lorsque celles-ci menacent leurs intérêts.
Le président polonais a lui même annoncé qu’il espérait pouvoir régler ce conflit très prochainement avec le Premier Ministre polonais Donald Tusk. Il pense toutefois que la venue du Premier Ministre néerlandais en Pologne a contraint Donald Tusk à devoir reporter son rendez vous avec le président Lech Kaczynski, mais aussi que les nombreux voyages exercés par le président, y compris sa visite en Hongrie, n’ont pas favorisé cet entretien. Par ailleurs, Donald Tusk devait aussi se rendre en Ukraine, ce qui ne risquait pas de précipiter la résolution d’un tel conflit. L’un des représentants du parti de la Plate-forme Civique (PO), Bronislaw Komorowski, reste néanmoins assez septique sur la probable résolution de ce conflit au niveau de la politique interne polonaise. Il estime que le projet de loi de ratification du Traité de Lisbonne devra passer lors de la prochaine session parlementaire prévue au 9 avril prochain, ce qui fait perdre à la Pologne l’opportunité de pouvoir accélérer ce processus sur lequel le parti de la Plate-forme Civique avait tant parié afin de montrer une nouvelle image de la Pologne, l’image d’une Pologne qui désire s’intégrer au sein de l’Union Européenne. Normalement, une session plénière de l’ensemble des cabinets parlementaires désignés aux affaires étrangères et aux affaires européennes devrait permettre de débattre des dispositions gouvernementales et des résolutions opposées en ce qui concerne le projet de loi de ratification du Traité de Lisbonne. Ce ne sera que vendredi, à midi, que le président et le Premier Ministre se mettront à débattre du contenu sur le projet de loi de ratification du Traité de Lisbonne.