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Le Président de la République de Pologne, Lech Kaczynski, vient de se rendre en Hongrie où il a pu rencontrer son homologue, le président hongrois Laszlo Solyom, dans le but de renforcer les relations entre les deux nations au sein de l’Union Européenne. Le voyage qui était prévu à la base pour deux journées n’a duré qu’un seul jour parce que le président polonais se devait de revenir en Pologne pour continuer les débats concernant le processus de ratification du Traité de Lisbonne par la Pologne.
Au moment de sa visite, le président polonais a essayé de faire comprendre à l’égard de son homologue hongrois que le conflit qui l’opposait avec le gouvernement polonais, dirigé par le parti politique de la Plate-forme Civique (PO) et opposé au parti de Droit et Justice (PiS) dirigé par le frère jumeau du président polonais, c’est à Jaroslaw Kaczynski, n’était pas d’une grande ampleur. Il s’est permis d’expliquer la situation en annonçant qu’en Pologne les désaccords ne portaient pas sur la ratification du traité, mais sur le texte concernant le projet de loi de ratification de ce traité. Cependant, la remise en cause de ce projet de loi et de son contenu par le PiS remet en cause les principes fondamentaux du droit européen.
A son retour en Pologne, alors que le président devait s’entretenir avec le Premier Ministre polonais, ce qui ne s’est pas produit parce qu’à la fois le Président et l’ensemble du parti politique de l’opposition qu’est Droit et Justice (PiS) souhaitent toujours que leurs revendications concernant un statut plus protecteur pour la Pologne soient insérées au sein du Traité de Lisbonne. Il s’agît des mêmes revendications concernant la protection contre l’imposition du mariage des homosexuels ou encore contre les prétentions immobilières des allemands expulsés de Pologne au lendemain de la seconde guerre mondiale. L’issue du référendum peut devenir plus que vraisemblable. L’un des députés appartenant à la formation politique de Droit et Justice, Przemyslaw Gosiewski, a suggéré que le projet de loi de ratification du traité puisse se composer en deux parties, dont une étant basée sur les garanties qui doivent être apportées à ce traité, mais le gouvernement a expliqué que depuis que la Pologne ainsi que la Grande Bretagne ont pu bénéficier de conditions d’exceptions dites d’opting out vis à vis de la Charte des droits Fondamentaux, alors il n’y avait rien à craindre de la part d’un tel traité.