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Le Conseil de l’Europe impose à la Pologne d’autoriser l’avortement.

mercredi 26 mars 2008.
 

L’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a estimé que l’ensemble des pays de l’Union Européenne, dont particulièrement ceux qui disposent de mesures assez restrictives en matière d’avortement, se mettent à prendre des mesures législatives visant à assouplir les procédures pour pouvoir avorter. Cette estimation vise en particulier des pays comme la Pologne, l’Irlande ou encore Mate, où l’avortement est autorisé que dans des cas particuliers et parfois même totalement prohibé dans d’autres situations.

Cette mesure du Conseil de l’Europe s’accompagne d’un rapport parlementaire qui ajoute aussi d’autres recommandations mis à part le fait d’assouplir les conditions d’avortement. Ainsi, l’ensemble des pays européens doivent prendre des mesures pour imposer l’éducation sexuelle et favoriser la famille, ainsi qu’une vaste promotion de l’usage des préservatifs. Il s’agit d’éviter les nombreux cas de grossesse non désirée. Néanmoins, de telles dispositions pourraient se heurter à d’autres droits fondamentaux reconnus au même titre que les droits de l’homme, comme la liberté de culte, et dont les conséquences pourraient faire ressurgir certains problèmes sociaux comme par exemple dans les milieux scolaires. De même, chaque pays a fixé des conditions précises en matière d’avortement pour de nombreuses raisons qui tiennent aux aspects sociologiques de chacun d’entre eux, vouloir faire table rase des valeurs qui tiennent à une société déterminée pour les remplacer par un quasi vide juridique voir l’inexistence d’un encadrement précis pourrait laisser courir des conséquences peut être bien plus dramatiques que le mal initialement combattu.

Le parti politique de la Coalition Démocratique de Gauche (LiD) est favorable à l’élargissement des conditions propres à l’avortement, mais aussi à l’introduction de cours d’éducation sexuelle dans les écoles. Le représentant de la Coalition Démocratique de Gauche, Wojciech Olejniczak, a déclaré que la Pologne est à la traîne en Europe et que le compromis datant des années 90 sur l’avortement appartient au passé. Il s’agirait pour ce parti de coopérer avec la confédération polonaise des femmes et de la planification familiale. Le compromis qu’évoque Olejniczak énonce trois possibilités d’avortement : si la grossesse menace la santé de la mère où si le foetus présente des anomalies fatales, si cette grossesse est le résultat d’un crime, où si la mère enceinte dispose de critères sociaux de survie qui remettent sérieusement en cause ses conditions de pouvoir assurer l’entretien de l’enfant.

Éventuellement, derrière ce problème de l’avortement, on évoque rarement les conditions qui pourraient nettement y faire face, comme la mise en place de structures sociales concrètes capables d’aider les mères, la remise en cause d’un individualisme poussé à l’extrême alors que toute société développée consiste à ce que chaque individu se vienne en aide, où encore la remise en cause des valeurs superficielles de la société de consommation et de l’attachement à la matérialité pour voir que les indices de développements les plus concrets reposent sur un bonheur à la fois collectif et individuel au détriment d’une satisfaction matérialiste.

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