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Le parti au pouvoir en Pologne, c’est à dire la Plate-forme Civique (PO), estime que les prétentions du Président de la République de Pologne, Lech Kaczynski, sont constitutionnellement infondées. Néanmoins, pour Krzysztof Putra, député appartenant à la formation politique Droit et Justice (PiS), il estime que l’actuel gouvernement polonais aurait autorisé des amendements à la Charte des Droits Fondamentaux. Il a annoncé à la presse polonaise que si les conditions qu’avait proposées le président polonais avaient été changées, il y a un fort risque pour que la Pologne se voit contrainte de devoir subir des revendications de la part des expulsés allemands au niveau des territoires situés à l’ouest de la Pologne. Toutefois, un compromis devrait être obtenu à la fois au niveau du président polonais et du conseil des ministres pour que les dites conditions puissent être changées en ce qui concerne la Charte des Droits Fondamentaux. Le ministre polonais des affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, a minimisé l’importance de la Charte des Droits Fondamentaux et a expliqué que le Traité de Lisbonne allait permettre de renforcer la place de la Pologne au titre des six États les plus importants de l’Union Européenne. Il estime par ailleurs que la charte en question n’allait pas imposer aux États membres de l’Union Européenne le mariage homosexuel. Il a aussi expliqué que les clauses du Traité de Lisbonne permettraient aux États membres de pouvoir organiser leur propre politique sociale en ce qui concerne la famille. Il a fait appel à l’ensemble des députés pour qu’ils votent en faveur de la ratification du Traité de Lisbonne tout en précisant que l’avenir de la Pologne en dépendait.
Entre temps, le Premier Ministre polonais Donald Tusk, qui s’était rendu en Slovénie, avait expliqué à son homologue slovène Janez Jansza que la Pologne ne connaissait aucun problème en ce qui concerne la ratification du Traité de Lisbonne. Il a ainsi annoncé que les responsabilités qui incombaient au gouvernement polonais allait conduire à mettre un terme au processus de ratification du traité de Lisbonne par la Pologne. Il pense aussi que tous les facteurs favorables au projet de loi de ratification sont réunis et que cette loi devrait être votée par le Parlement même si l’opposition polonaise s’oppose à la forme actuelle de ce traité. Il a ajouté que dans l’éventuel cas où le parlement n’aurait pas réussi à ratifier le traité, celui ci pourrait être ratifié par l’intermédiaire d’un référendum car plus de 70% des polonais y sont favorables.