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Après une coupure qui a duré plus d’une semaine, le débat sur la question de la ratification du Traité de Lisbonne aurait pu commencer à donner lieu à une sorte de compromis entre le gouvernement et le parlement, mais l’impasse continue sur le sujet. Tout dépend des accords entre le Président, le gouvernement et le principal parti politique d’opposition qui désire que soit inscrite au Traité de Lisbonne l’exception de la clause dite de Ionina mais aussi celle qui est relative au protocole britannique en ce qui concerne la Charte des Droits Fondamentaux, ainsi que d’autres exigences du genre la proclamation de la suprématie du droit polonais sur le droit européen s’appliquant sur le sol polonais, ou encore des garanties dites de morale publique. Le parti au pouvoir, c’est à dire la Plate-forme Civique (PO), y est opposé et a demandé à ce que le parti de l’opposition fasse sa demande sous la forme de proposition parlementaire indépendante. Le parti de la Coalition Démocratique de Gauche (LiD) désire que soit mis en place un référendum national sur cette question.
Les députés du parti du principal parti d’opposition Droit et Justice affirment par ailleurs que la question ne produirait pas de scission au sein de ce même parti, ce qui est d’autant plus étonnant que de jeunes parlementaires du parti Droit et Justice (PiS) avaient eux mêmes annoncé qu’ils voteraient en faveur de la ratification du Traité de Lisbonne et ce malgré les tensions que ceci pourrait générer avec les mots d’ordre qui ont été lancés à l’ensemble des membres de ce parti.
L’information avait été communiquée par le site internet du magazine Wprost. Le journal avait expliqué que des députés de Droit et Justice tel que Adam Hofman, Dawid Jackiewicz, Mariusz Kaminski ou encore Adam Rogacki espéraient un compromis avec l’actuel gouvernement et le parti de l’opposition pour que le Traité de Lisbonne puisse être ratifié. Ils auraient expliqué qu’ils allaient voter à la fois en fonction des prérogatives qui avaient été lancées par Droit et Justice, mais aussi en fonction de leur conscience, et ce dans le but de faire ratifier le Traité de Lisbonne. Les députés se sont expliqués en affirmant qu’au sein de leur parti politique il y avait de la place pour des opinions différentes, aussi bien pour les euro-sceptiques comme pour les européens les plus fervents. Néanmoins, les membres de Droit et Justice ont toujours réussi à élaborer une unité solidaire pour montrer une attitude unique, notamment dans le cadre de la ratification du Traité de Lisbonne. Pour l’instant, le parti Droit et Justice est opposé au Traité de Lisbonne sous sa forme actuelle et désire inclure au sein de ce traité ses exigences précédemment citées, tandis que le parti de la Plate-forme Civique a rejeté les propositions en question et préfère accélérer le processus de ratification du traité. Pour que la ratification puisse se produire, la coalition gouvernementale a besoin de 307 voix au sein de la chambre des députés qu’est la Sejm. Sur l’ensemble de leurs députés combiné à celui du parti politique de la Coalition Démocratique de Gauche ainsi que des autres groupes politiques, ils peuvent obtenir 301 votes en faveur de la ratification de ce traité. L’information dévoilée par le magazine Wprost pourrait faire basculer la tendance en faveur de la ratification.
Un revirement vient de se produire puisque parmi les députés de ce groupe de contestataires au sein du parti Droit et Justice, l’un d’entre eux, Adam Hofman, a expliqué qu’en aucun cas le parti de la Plate-forme Civique ne devait s’attendre à un éventuel soutien de leur part pour voter favorablement le projet de loi de ratification du traité en question. Il a aussi précisé qu’un dialogue interne au parti Droit et Justice était sur le point de refermer cette scission et de maintenir un comportement unanime pour l’ensemble de ce parti. Il conteste l’information qui avait été communiquée sur le site internet de Wprost qui avait sous-entendu cette probable scission.